Retour

Un projet de loi pour assurer du travail à l'usine de Bombardier à La Pocatière

Le gouvernement du Québec déposera mardi à l'Assemblée nationale un projet de loi pour garantir la prolongation du contrat de construction des wagons AZUR du métro de Montréal à l'usine de Bombardier à La Pocatière.

En avril, le premier ministre Philippe Couillard s’était rendu dans cette municipalité du Bas-Saint-Laurent pour annoncer son intention de prolonger le contrat actuel, qui devait se terminer à l’automne.

Il répondait ainsi aux pressions du maire de la municipalité, des élus et des travailleurs, qui s’inquiétaient que le carnet de commandes de Bombardier à La Pocatière soit vide une fois livrés les derniers wagons AZUR du métro de Montréal.

Le maire de La Pocatière et le préfet de la MRC de Kamouraska avaient même cosigné une lettre pour signifier au premier ministre l'importance du dossier pour l'ensemble de la région.

Le prolongement du contrat permettrait d'accélérer le remplacement des voitures de métro MR-73, plus particulièrement de celles mises en service à la fin des années 70, et d’assurer des emplois à l'usine de La Pocatière. Le contrat actuel visait à remplacer les wagons datant des années 60.

Sans cette prolongation de contrat, l'usine de La Pocatière pourrait devoir mettre à pied de 300 à 600 employés dans les prochains mois, faute de travail.

Philippe Couillard avait déjà indiqué souhaiter que la prolongation du contrat soit entérinée avant la fin de la session parlementaire.

Pas de contrat du REM

En février dernier, un important contrat qui aurait pu permettre de consolider des centaines d'emplois à La Pocatière avait échappé à Bombardier.

C'est Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin qui avaient finalement remporté l'appel d'offres pour concevoir et construire le Réseau express métropolitain de Montréal (REM), un projet estimé à plus de 6 milliards de dollars.

Le président de Bombardier Transport, Benoît Brossoit, avait alors indiqué partager la déception des employés de La Pocatière et assuré que son entreprise avait soumis une offre très concurrentielle pour remporter le contrat.

Avec les informations de Sébastien Bovet