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Un projet de marché d'artisans dans l'ancienne capitale française de Terre-Neuve

Celle qui a lutté pour que Plaisance, l'ancienne capitale française de Terre-Neuve, garde son nom français veut retenir les touristes plus longtemps dans sa région. C'est pourquoi l'Association française de Plaisance, dirigée par Rachelle Connors, présente un projet de marché d'artisanat à la municipalité, en prévision de la saison touristique.

Un texte de Stéfan Thériault

Sans Rachelle Connors, l'appellation « Plaisance » aurait disparu des panneaux qui accueillent les visiteurs et ne serait plus connue que sous le nom de « Placentia », le nom officiel de la municipalité. Elle a remporté la lutte qu'elle a menée contre le conseil municipal pour que le nom de cette ancienne capitale française de Terre-Neuve, au 17e siècle, reste sur les affiches.

Rachelle Connors, une Franco-Ontarienne, veut en faire plus pour la ville où elle habite.

L'Association française de Plaisance, qu'elle dirige, propose à la municipalité de créer un marché d'artisans pour attirer les touristes.

« Nous avons compilé une liste d'artistes locaux, des tricoteuses, crocheteuses, couturières, dit-elle. Nous avons un monsieur ici qui a des abeilles. Il vendra du miel pur. [Il y aura aussi] des confitures, des peintures, des photographies, des couvre-pieds, des petites maisons pour les oiseaux. »

« L'endroit va être nommé marché Plaisance. Là, vous pourrez acheter un vrai souvenir de Plaisance, l'ancienne capitale française de Terre-Neuve », ajoute-t-elle.

Plaisance avant le traité d'Utrecht

À la fin du 17e siècle, jusqu'au traité d'Utrecht de 1713, il y avait deux capitales à Terre-Neuve, l'une anglaise, Saint-Jean, et l'autre française, Plaisance. Le fort de Plaisance, devenu Castle Hill avec le traité d'Utrecht en 1713, est un lieu historique national de Parcs Canada. Rachelle Connors voudrait que les touristes ne viennent pas seulement à Plaisance pour voir l'ancien fort.

« Une fois que vous êtes allés voir Castle Hill, là les touristes s'en vont soit vers Saint-Jean, le cap St. Mary. Ils emportent leur argent avec eux autres aussi. On veut les garder ici. »

L'Association française de Plaisance a bon espoir que son projet stimulera l'économie de l'ancienne capitale française.

Un combat qui se poursuit

Même si elle a réussi à convaincre la municipalité de conserver le nom français de l'ancienne colonie française, Rachelle Connors n'a pas complètement abandonné la lutte qu'elle a pourtant gagné.

Le nom « Plaisance » est maintenant plus petit sur les affiches qu'il ne l'était avant.

« Avant, c'était la première langue sur la grosse, grosse affiche. C'était écrit : "Bienvenue à Plaisance". C'est là qu'on le veut! »