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Un projet de mine sous le lac Ontario inquiète des résidents de Bowmanville

Une cimenterie qui exploite déjà une mine de calcaire à Bowmanville souhaite l'étendre sous le lac Ontario. Plusieurs résidents de la localité compte surveiller le projet de près alors qu'ils s'inquiètent de ses effets sur l'écosystème du lac notamment.

Un texte de Natasha MacDonald Dupuis

La cimenterie St-Mary's exploite une mine de calcaire à Bowmanville depuis près de 50 ans, mais souhaite l'étendre sous le lac Ontario afin de répondre à une demande de plus en plus importante.

Le projet inquiète toutefois certains résidents du secteur, qui ont peur pour leur sécurité et des impacts potentiels sur la faune et la flore du lac.

En plus, c'est à côté de la centrale nucléaire de Darlington et d'une zone protégée.

Jim Mckenzie, résident de Bowmanville

Des résidents craignent que le dynamitage ait un impact sur la biodiversité du lac, mais surtout, ils ont peur d'un éventuel accident.

« S'il y a un bris et que l'eau s'infiltre dans la mine, ça pourrait créer un gouffre géant dans le lac », explique Thomas Kara, qui habite tout près de la mine existante.

Peu de risques

Toutefois, une étude géologique plus approfondie de la région révèle que les risques seraient minimes.

Selon le professeur en mécanique des roches à l’Université de Toronto, John Harrisson, les études de la Commission géologique de l'Ontario démontrent qu'il n'y a aucun risque que l'eau s'infiltre dans la mine.

La dernière période glaciaire a laissé d'importantes couches de sédiments qui fourniraient une couche étanche entre le lit du lac et la mine.

John Harrisson, professeur en mécanique des roches à l’Université de Toronto

Il ajoute que l'exploitation minière sous l'eau est très courante dans plusieurs pays. D'ailleurs, la plus grande mine de sel au monde se trouve sous le Lac Huron près de Goderich.

D'autres études en cours

« Cela va prendre encore de cinq à dix ans d'études avant qu'on commence à creuser », explique David Hanratty, directeur des ressources pour St-Mary’s. Il ajoute que la compagnie collabore avec la centrale nucléaire de Darlington pour évaluer les risques d'exploiter une mine à proximité.

La compagnie en est toujours à l'étape de l'évaluation environnementale. Celle-ci devrait être terminée d'ici mai 2018, après quoi le projet devra être approuvé par la province.

La mine sous l'eau aurait une durée de vie d'au moins 100 ans.

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