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Un propriétaire d'hôtels à Churchill s'inquiète de ses perspectives d'avenir

Un propriétaire d'entreprise de Churchill, dans le nord du Manitoba, est inquiet de ses perspectives d'avenir depuis la suspension du service ferroviaire. Il veut savoir quel genre d'appui les gouvernements provincial et fédéral sont prêts à offrir à la communauté.

« Je suis un gars très optimiste qui croit à sa communauté. J’aimerais savoir que l’appui arrivera », déclare John Hrominchuk Jr, propriétaire de deux hôtels à Churchill.

Le chemin de fer, qui est la seule route terrestre vers la communauté, a été fermé à la fin mai après que les inondations ont endommagé la piste à 19 endroits entre Gillam et Churchill.

La ville située à environ 1000 km au nord de Winnipeg compte sur la voie ferroviaire pour avoir accès aux choses essentielles, y compris les aliments et le carburant.

La compagnie OmniTRAX, propriétaire de la ligne de chemin de fer, a déclaré que le service ne peut reprendre avant le printemps 2018.

Le premier ministre du Manitoba Brian Pallister dit que la province n’annoncera pas de promesses concrètes ou de subventions pour Churchill avant de recevoir une évaluation des dommages.

Le maire de Churchill Mike Spence a déjà exhorté la province à accélérer ce processus qui pourrait prendre jusqu’à quatre semaines. Le gouvernement fédéral, pour sa part, a indiqué que le Manitoba n'avait pas encore officiellement demandé de l’aide d'urgence.

L’un des hôtels de M. Hrominchuk reste fermé en raison d'annulations de visiteurs et il s’inquiète déjà de l’impact que la fermeture du chemin de fer aura sur le tourisme durant la saison des ours polaires.

Au Tundra Inn, un autre établissement, la sous-chef Tavia Brereton a licencié cinq employés samedi et M. Hrominchuk dit qu’il a cinq employés saisonniers en attente.

Le premier ministre Pallister a indiqué mercredi qu’environ 80 % des touristes qui visitent Churchill voyagent par avion et non par train. M. Hrominchuk souligne que la différence de 20 % représente sa marge bénéficiaire.

« Le visage du Manitoba est souvent l'ours polaire. Je le vois, je suis impliqué là-dedans et j'aime ce que nous faisons, soutient M. Hrominchuk. Je sais ce que le Manitoba retire de Churchill, mais parfois je me demande ce que Churchill reçoit du Manitoba. »

La crise ferroviaire est la quatrième catastrophe qui frappe la communauté de Churchill depuis les 13 derniers mois.

Le plus grand employeur de la ville, le port de Churchill, a fermé ses portes l'été dernier. Cet hiver, il y a eu des dégâts causés par des blizzards et une inondation au printemps.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau, Jillian Taylor, Laura Glowacki, Karen Pauls et Sean Kavanagh

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