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Un tiers des réfugiés syriens à Moncton ont décroché un emploi

Près d'un tiers des adultes syriens qui se sont installés dans la région de Moncton, au Nouveau-Brunswick, depuis décembre 2015, ont trouvé un emploi. C'est encourageant, selon un organisme d'accueil, mais il reste beaucoup à faire, notamment en matière de formation.

« On travaille avec des réfugiés, ça fait quand même une vingtaine d'années, et c'est toujours ce chiffre qu'on atteint. C'est le but qu'on se met aussi. On doit réussir à avoir à peu près 30 % des clients embauchés au bout d'une année », affirme Myriam Mekni, gestionnaire au département d’établissement de MAGMA, l’Association multiculturelle du Grand Moncton.

Parmi les nombreux défis que doivent relever les immigrants, l’un des plus difficiles est l'obtention des équivalences.

« La chose qu'on peut faire pour eux, c'est les aider à avoir un équivalent, un diplôme équivalent à ce qu'ils avaient de la Syrie, ici, au Canada. Parce que ça, c'est la première étape qu'ils doivent franchir. Et puis une fois cet obstacle disparu, bien, la recherche d'emploi est beaucoup plus facile », explique Mme Mekni.

La majorité des nouveaux arrivants ne trouve donc pas un emploi dans son champ d'expertise. Feras Al Motaweh, qui est arrivé au Nouveau-Brunswick au début de 2016, travaille comme soudeur dans une entreprise à Moncton. Il exploitait sa propre entreprise de soudure en Syrie, mais sans certificat, il ne peut en ouvrir une au Nouveau-Brunswick.

« Je dois faire la langue, je dois faire l'équivalent. Je n'ai pas la douzième année. Donc, je dois avoir la douzième année. Donc, je vais perdre trois ans et demi, quelque chose comme ça, pour avoir les certificats puis je peux ouvrir ma société, malgré que j'ai une expérience de 17 ans dans la soudure », explique M. Al Motaweh.

En attendant, il ouvrira bientôt un commerce d'alimentation où sa famille et ses amis syriens pourront aussi travailler.

D’après le reportage d’Anaïs Brasier

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