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Un transformateur souhaite un mécanisme de fixation des prix du homard

Les pêcheurs de homard du sud-est du Nouveau-Brunswick touchent actuellement entre 4,25 $ et 4,75 $ la livre cette saison, un prix qu'ils jugent insuffisant. Selon Gilles Thériault, gérant d'une usine de poisson de Tracadie et ancien analyste de l'industrie, les prix devraient fluctuer selon les conditions du marché pour éviter ce genre de conflit à l'avenir.

Plus d'une cinquantaine de pêcheurs ont manifesté à Sainte-Anne-de-Kent, jeudi, contre la baisse du prix du homard dans la zone 25, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Gilles Thériault croit que les pêcheurs pourraient recevoir plus.

Gilles Thériault croit que les pêcheurs pourraient recevoir un peu plus pour le homard de cet automne. « Un prix d'environ 5 $ me paraît raisonnable », selon son analyse.

Des prix « souvent arbitraires »

Gilles Thériault indique que le prix actuel, qui se situe à 4,25 $ la livre pour le homard de conserve et 4,75 $ pour le plus gros homard, permettra tout de même aux pêcheurs de faire un profit, d'ici la fin de la saison.

Le problème dépasse les prix payés aux pêcheurs de la zone 25 en ce moment , selon Gilles Thériault, qui oeuvre dans le domaine de la pêche au homard depuis une trentaine d'années.

Il croit que les pêcheurs de la zone 23, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, étaient trop payés le printemps dernier.

Le système des Îles-de-la-Madeleine

Dans les Maritimes, il n'y a pas de mécanisme stable pour la fixation des prix du homard, comme c'est le cas aux Îles-de-la-Madeleine, par exemple.

L'Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine négocie chaque année une convention de mise en marché avec l'Association québécoise de l'industrie de la pêche qui représente les acheteurs. La convention permet de fixer le prix des captures, les modalités des transactions d'achat entre les pêcheurs et les transformateurs ainsi que toute autre condition déterminée par les deux parties.

« On pourrait avoir une loi semblable au N.-B. et pour les provinces maritimes », avance M. Thériault.

Dans ce genre de système, « les prix peuvent fluctuer », indique-t-il.

« Si la demande sur le marché baisse, proportionnellement les prix donnés aux pêcheurs doivent baisser », et vice-versa, selon lui.

Il est d'avis que ce serait la meilleure façon de fixer les prix. « Tant qu’on ne va pas établir un mécanisme comme j’ai fait allusion, on va continuer à rencontrer ce genre de problème. » 

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