Retour

Une autre baisse de quota pour les producteurs laitiers

Les producteurs laitiers doivent à nouveau réduire leur production de lait. Depuis le 1er juillet, leur quota est réduit de 3,5 %, alors qu'ils avaient déjà été contraints de le réduire de 1,5 % au mois de mai.

Ce ralentissement de la production sème des inquiétudes auprès de certains producteurs, puisqu'elle représente une importante baisse de revenu.

François Fillion, qui exploite une ferme laitière à L'Isle-Verte, croit que trop de quotas ont été accordés au cours des dernières années.

Le secrétaire des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Éric Pagé, affirme cependant qu'il était impossible de maintenir les quotas, puisque la production de lait dépasse les besoins des consommateurs et que son prix s'effondre sur les marchés.

Depuis 2014, les quotas de production de lait ont augmenté de 21,5 % au Canada.

« On pense que si on ne le fait pas, la situation aurait pu empirer davantage. On n'a pas le choix de donner un coup de barre en espérant que les choses vont se replacer et on croit que les choses vont se replacer », explique M. Pagé.

Ghislain St-Pierre, de la ferme Valépierre à Saint-Valérien, croit aussi qu'il faut observer le marché et rester optimiste.

« C'est sûr à l'heure actuelle, on est encore en construction, on veut agrandir, on a une coupure de 5 %, il faut rester optimiste. On a un système de gestion de l'offre qu'il faut suivre, il faut produire ce dont le consommateur a besoin. »

Le lait et la campagne électorale

Pour sa part, François Filion invite tous les candidats aux élections provinciales à se prononcer sur la question et à identifier des solutions pour soutenir les producteurs.

« Je mets au défi tous les candidats de tous les partis politiques confondus de prendre position pour les fermes familiales, la survie des productions laitières, la survie de l'agriculture et la liberté d'association en agriculture », dit-il.

À long terme, les Producteurs de lait du Québec prévoient que la demande pour le lait sera à la hausse.

D'après les informations d'Isabelle Damphousse