La structure évoque vaguement la célèbre Étoile de la mort de la saga Star Wars, mais la bouée, développée par le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) de Rimouski, est loin d'être une arme, sauf peut-être, si on la voit comme une innovation pour conquérir les marchés mondiaux de la cartographie des fonds marins.

Un texte de Denis Leduc

La structure sphérique flottante ne pèse que quelques kilos et peut être simplement lancée à la mer pour cartographier les fonds marins.

Kevin Wilson explique qu'avec cette structure, plus besoin de mobiliser un navire et un technicien spécialisé en topographie sous-marine. L'HydroBall, dit-il, est équipée d'un sonar qui capte les sons réfléchis par le fond marin. C'est ce qui permet d'en dessiner les détails.

Des acheteurs au Québec et à Ottawa

Hydro-Québec a été le premier utilisateur de cette technologie qui lui a servi à mieux comprendre le relief sous-marin près de ses barrages.

Depuis, cinq ministères fédéraux, dont la Défense nationale, ont acheté la bouée notamment pour aider à la confection de cartes marines. Au total, une vingtaine de ces bouées ont été vendues dont une en Suisse.

Un outil pour conquérir le monde

En présentant l'HydroBall, les dirigeants du CIDCO ont annoncé qu'ils seront partenaires à 40 % d'une entreprise privée, M2OCÉAN, dont le mandat sera de vendre au pays et à l'étranger cette technologie.

Jean Laflamme parle du partenariat avec M2OCÉAN comme d'une annonce « majeure » qui représente ce que de nombreux centres de recherche rêvent de réaliser pour mettre en marché leurs innovations.

Jean Laflamme convient qu'à 20 000 $ l'unité, l'HydroBall ne rendra pas son organisation millionnaire en un clin d'œil. Mais il dit voir plus loin, car, pour lui, le partenariat avec M2OCÉAN permettra de promouvoir la vente non seulement de cette bouée, mais de toutes les autres innovations que développeront les équipes du CIDCO.