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Une coopérative qui amène les produits locaux des champs jusqu'au restaurant

La région de Chaudière-Appalaches innove avec la mise sur pied d'une coopérative pour réunir producteurs et restaurateurs. Le but est de bannir les intermédiaires pour plus de produits frais dans nos assiettes.

Un texte de Guylaine Bussière

La coopérative Le Pré a vu le jour ce printemps grâce aux démarches conjointes d'une productrice de Lévis et du chef exécutif du Monastère des Augustines.

Cavila Dubé, du Jardin des Arômes, situé dans le secteur de Pintendre, fournissait depuis deux ans déjà des fines herbes et des petits fruits au chef Christophe Perny, du Monastère des Augustines.

Ensemble, ils ont décidé de créer une nouvelle coopérative pour que plus de restaurateurs aient accès à des produits frais en provenance de la région.

Ce service, à plus grande échelle, garantit aussi une vitrine aux produits régionaux.

Christophe Perny explique que l'engouement pour le projet a été instantané chez les chefs qu'il a contactés.

Déjà six restaurateurs

Appuyée par l'Union des producteurs agricoles, qui y voient une occasion de mettre à l'avant-plan les produits de Chaudière-Appalaches, la coopérative compte déjà six restaurateurs et une trentaine de producteurs.

Pour Cavila Dubé, la coopérative est une occasion d'affaires supplémentaire pour les producteurs qui s'y joignent. Elle voit déjà les possibilités d'intéresser plus de membres dès l'an prochain.

Gagner du temps

La cueillette des produits frais se fait chaque semaine à l'aide d'une remorque réfrigérée. Par la suite, les produits sont livrés chez les restaurateurs participants : le Saint-Amour, la Bête, le Laurie Raphael Chez Boulay, le Tournebroche et le monastère des Augustines.

Pour les producteurs membres de la coopérative Le Pré, comme Michèle Legault de la Ferme Des Ruisseaux à Lévis, c'est l'occasion de distribuer ses tomates et fines herbes sans avoir à contacter chaque restaurateur un à un et sans avoir à assurer la livraison des produits.

Ces démarches demandent souvent du temps que les producteurs n'ont pas, explique Mme Legault.« On ne peut pas passer tout notre temps à aller livrer une petite boîte ici, une petite boîte la, ce n’est pas rentable. La nouvelle coopérative est bienvenue, c'est une autre voie pour la mise en marché. »

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