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Une culture de cannabis fertilisée par les eaux usées d’un bassin de poissons

Une entreprise de la Nouvelle-Écosse compte bientôt cultiver du cannabis dans une ancienne papetière en combinant l'aquaculture et la culture hydroponique.

L’entreprise Aqualitas a transformé l’ancien entrepôt Bowater à Liverpool pour y cultiver du cannabis dans des bassins hydroponiques. L'investissement pour les travaux et l'équipement s'élève à 15 millions de dollars.

Santé Canada lui a accordé un permis de production la semaine dernière. Myrna Gillis, cofondatrice et présidente-directrice générale, espère lancer la production en février, et la vente cet été si elle obtient l’autorisation nécessaire.

Le plus grand défi, explique-t-elle, est de ne pouvoir faire les choses assez vite. L’industrie avance très rapidement et il faut avancer avec elle, souligne Mme Gillis.

Aqualitas se distingue des autres producteurs par ses méthodes de production. D’un côté, elle va élever des carpes koï importées du Japon. De l’autre, elle va cultiver des plants de cannabis en suspension dans l’eau.

L’eau dans laquelle baignent les poissons deviendra grâce à leurs déjections riche en nutriments. Elle sera transférée dans les bassins hydroponiques pour nourrir les plants. Ces derniers vont purifier l’eau qui sera à nouveau versée dans les bassins aquacoles.

Le processus est durable et entièrement naturel, affirme Mme Gillis, et il requiert 90 % moins d’eau et 50 % moins d’énergie que les autres méthodes de production.

Le processus a été mis au point dans les laboratoires des universités Dalhousie et Acadia.

Aqualitas emploie pour le moment 15 personnes. Mme Gillis espère compter une soixantaine d'employés à temps plein plus tard cette année.

Santé Canada a aussi accordé des permis de production aux entreprises Breathing Green Solutions, dans la vallée de Wentworth, et THC Dispensaries, à Antigonish. Aucun des trois producteurs néo-écossais n’a encore un permis de vente.