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Une explosion des permis d'hébergement à l'Î.-P.-E.

Pour l'industrie touristique de plusieurs provinces et municipalités, l'économie de partage est le mal du siècle. Les sites comme Airbnb donnent du fil à retordre à cette industrie. Mais à l'Île-du-Prince-Édouard, on voit les choses d'un autre oeil.

À l'Île-du-Prince-Édouard, la saison touristique bat son plein. Le nombre de permis d'hébergement a bondi cette année. Une bonne part des nouveaux établissements affichent leurs offres sur des sites comme Airbnb.

Résultat : le nombre de demandes de permis d'hébergement a explosé: quatre fois plus qu'à pareille date, l'an dernier. 200 nouveaux permis d’hébergements ont été donnés cette année, uniquement à l’Île-du-Prince-Édouard.

Pour le ministre du Développement économique et du Tourisme, Heath MacDonald, cette économie de partage présente de bons côtés. « Je pense que c'est très bien. Ce sont de bons outils de promotion. Les exploitants donnent à l'industrie touristique une plus grande capacité d'accueil. On ne devrait pas avoir peur de ces sites web, mais plutôt en saisir les avantages. »

Craintes de l’industrie

Sauf que la crainte des hôteliers déjà établis est celle d'un marché parallèle, qui ne paie pas de taxes et qui ne respecte pas les règles de qualité. Selon le ministre MacDonald, ces craintes ne sont pas justifiées.

Le ministre explique avoir trois employés à temps plein qui naviguent sur les sites comme Airbnb pour vérifier que tous respectent les normes. « Dès qu'une offre ne répond pas aux normes ou n'a pas de permis d'hébergement, nous entrons en contact avec eux. L'an dernier, 98 % des gens contactés ont soit abandonné leurs démarches, soit suivi les règles. »

Pour être conformes aux règles, les lieux d'hébergement, comme ceux affichés sur Airbnb, doivent payer un permis de plus de deux cents dollars et subir une inspection. « Nous regardons la propreté des lieux, l'état des travaux requis et la sécurité. Avec un million et demi de visiteurs par année, nous voulons nous assurer que tous les joueurs respectent les mêmes règles », explique Heath MacDonald.

En ce moment, aucun établissement ne figure sur la liste du gouvernement des gîtes non conformes.

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