Un homme d'Edmonton qui croyait travailler pour une entreprise de construction chinoise doit rembourser plus de 200 000 $ à sa banque pour s'être fait piéger par un système frauduleux d'encaissement de chèques.

Shrini Avula N a reçu un courriel d’un prétendu consultant en recrutement à la fin mai pour lui offrir un emploi d’agent financier pour une entreprise chinoise.

Dans un courriel subséquent, un prétendu directeur de service lui a expliqué que l’Entreprise cherchait des intermédiaires pour percevoir les paiements de clients.

En guise de rétribution, M. Avula N devait percevoir 5% de chaque transaction et une somme supplémentaire de 5000 $ par mois pour couvrir ses dépenses liées à l’emploi.

De fausses façades imitant de vraies entreprises

Bien qu’il ait oeuvré dans l’industrie albertaine de la construction, M. Avula N ne connaissait pas Lonking Holdings, l’entreprise chinoise pour laquelle il pensait travailler.

La compagnie existe vraiment, et le nom de celui qu’il croyait être son patron apparaît vraiment parmi ceux des dirigeants de l’entreprise.

Après avoir consulté un ami en Chine et avoir confirmé l’information, Shrini Avula N a accepté l’offre.

Des chèques sans fonds

Il a donc commencé à encaisser des chèques au nom de l’entreprise et à transférer les montants convenus sur un compte de son employeur.

Tout allait bien jusqu’à ce que la banque où M. Avula N fait affaires communique avec lui, le 20 juin, pour lui indiquer que son compte est gelé parce que le premier chèque encaissé était sans fonds. La banque lui réclame plus de 200 000 $.

« Toute ma famille a des problèmes par ma faute [...] je suis pris au piège », confie le père de famille de 45 ans.

Des règles peu connues

Les règles sur l’encaissement de chèques sont claires, mais demeurent peu connues. Plusieurs Canadiens croient, à tort, que la libération des fonds des chèques déposés montre que tout est en règle.

Le système bancaire voit toutefois les choses autrement. Les institutions financières ont 90 jours pour renvoyer un chèque sans fonds ou frauduleux et les clients sont responsables des fonds déposés.

Une fraude courante

Les mêmes noms d’entreprises ont été rapportés dans des courriels du même genre envoyés à des résidents de la Saskatchewan et de la Floride.

Selon la police d’Edmonton, l’enquête sur la fraude dont a été victime M. Avula N est tojours en cours.

Entre temps, la Banque Royale du Canada, l’institution financière avec laquelle Shrini Avula N fait affaire, invite ses clients à se prémunir contre la fraude en consultant le Petit livre noir de la fraude du Bureau de la concurrence du Canada.

Avec les informations de Madeleine Cummings

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