Ce qui devait être l'une des plus grosses maisons au Canada n'est aujourd'hui qu'une structure incomplète et en décrépitude. Le château de l'ancien magnat de l'industrie forestière Peter Grant nécessite des millions de dollars de travaux et continue de dépérir au grand dam de la population de Haileybury, sur le bord du lac Témiscamingue dans le Nord-Est ontarien.

La résidence de 6000 m2 est située à Temiskaming Shores, dans le Nord de l’Ontario.

Elle devait être dotée d’un héliport et d’un terrain de golf, en plus d’une chute, une galerie d’art, d’une piscine intérieure, et d’un immense hangar à bateaux.

Selon un site Internet qui fait la promotion des propriétés saisies par les banques ou pour taxes impayées, il faudrait entre 1,5 M$ et 2 M$ de travaux pour compléter la résidence qui n’a pas de revêtement de sol et dont les salles de bains ne sont pas terminées.

Dix ans se sont maintenant écoulés depuis l’arrêt des travaux de construction qui n’ont jamais repris.

Ce qui devait nous rendre fiers est maintenant de la pollution visuelle, indique le maire Carman Kidd, qui peut voir cette maison d’une fenêtre à l’hôtel de ville.

En 2010, la maison de Peter Grant était évaluée à 25 000 000 $.

Elle est aujourd’hui entre les mains d’intérêts torontois qui n’ont pu être rejoints pour commenter.

Le maire Kidd indique que seulement des caméras de sécurité ont été installées par le nouveau propriétaire et que jusqu'à l'automne 2017, il devait à la Ville de Temiskaming Shores des arrérages fonciers totalisant 150 000 $.

Tout juste une heure avant que la Ville mette en vente la propriété pour taxe impayée, les propriétaires ont déposé un chèque remboursant les arrérages, dit-il.

Si dans trois ans les prochains impôts fonciers ne sont pas acquittés, la municipalité pourra encore la saisir et tenter de la vendre.

La compagnie torontoise est aussi propriétaire de l’ancienne usine Uniboard, qui elle aussi a pignon sur rue au bord du lac Témiscamingue.

C’est un terrain très convoité et là aussi l’édifice tombe en ruine, soupire le maire Kidd.

Avant la crise forestière, Peter Grant était le troisième plus important producteur de panneaux à fibre orientés en Amérique du Nord, avec des usines en Ontario, en Alberta et en Caroline du Sud aux États-Unis.

Il s’était placé sous protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers à la suite de la crise hypothécaires aux États-Unis.

Avec les informations de CBC