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Une liste patrimoniale américaine pourrait empêcher la destruction du pont Ambassador

Contrairement à ce que le Canada exige, le pont Ambassador pourrait ne pas être détruit après la construction d'un nouveau tablier parce qu'il est sur une liste patrimoniale aux États-Unis, selon le président de l'entreprise propriétaire de la structure.

« Les autorisations américaines disent que nous devons garder l'ancien pont en place. Il est sur une liste de sites historiques. Nous allons laisser cette question aux deux pays et voir ce que nous devrons faire », a expliqué Dan Stamper.

Or, le permis octroyé par les autorités canadiennes, il y a près d'un mois, prévoit la démolition du pont original dans les cinq ans qui suivent la construction de la nouvelle structure.

M. Stamper affirme que la condition imposée par le Canada a été une surprise puisque le pont Ambassador a été désigné comme lieu historique d'importance par l'Office du patrimoine national.

Il soutient que son entreprise a informé les gouvernements des deux côtés de la frontière de cette situation.

Un pont pas tout à fait désigné

Selon l'Office du patrimoine national américain, le pont Ambassador n'est toutefois pas vraiment protégé à titre d'édifice historique. Par contre, depuis 1986, le pont est admissible à cette désignation.

En outre, l'agence de préservation et la compagnie du pont ont passé une entente dans ce domaine il y a une dizaine d'années.

Ces démarches signifient qu'en cas de menace de démolition, le gouvernement fédéral américain devra prendre en considération ce potentiel statut patrimonial et évaluer la portée du démantèlement de ce pont vieux de près de 90 ans.

Ce nouvel élément pourrait lever la condition exigée par le gouvernement canadien de détruire la structure actuelle.

Dans un communiqué, le ministère des Transports canadien indique pour sa part qu'il aura à l'oeil l'entreprise qui possède le pont Ambassador.

« Si une des conditions relatives à l'obtention du permis n'est pas respectée, des procédures judiciaires ainsi que des amendes pourraient être imposées à la Canadian Transit Company », souligne le document.

Selon l'entente, le gouvernement canadien pourrait toutefois ajouter ou modifier des conditions, nuance-t-il.

Garder le cap

Dan Stamper ne voit pas cette situation comme un problème et affirme que le seul le seul objectif de l'entreprise est de construire un nouveau pont à six voies le plus tôt possible.

« Je ne vois pas forcément cela comme un problème, mais les permis doivent être cohérents. Ce n'est qu'un exemple de ce qui arrive lorsque vous avez un pied au Canada et un autre aux États-Unis », a-t-il souligné.

Les travaux pour la construction de la nouvelle structure sont en cours de planification.

Dan Stamper a mentionné que l'entreprise envisageait d'acheter des matériaux locaux et d'utiliser une main-d'oeuvre canadienne pour mener les opérations au Canada.

Le nouveau pont devrait coûter un milliard de dollars.

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