Retour

Une nouvelle publicité de Boeing au Canada vivement critiquée

Une nouvelle campagne publicitaire audio et visuelle de Boeing, dans laquelle l'entreprise vante son engagement dans l'économie canadienne, suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Le constructeur d'avions américain se lance dans une campagne de séduction, au moment où il est impliqué dans une importante dispute commerciale avec Bombardier.

« Boeing est engagée au Canada », dit le slogan de la campagne de Boeing, qui a été inaugurée mardi.

« C'est une plaisanterie n'est-ce pas? Car avec ce que vous faites à Bombardier, vous n'êtes pas engagée au Canada », a réagi un internaute sur Twitter.

Bombardier a récemment reçu deux sanctions du département américain du Commerce, qui découlent toutes les deux d'une même plainte de l’avionneur américain Boeing. Ce dernier accuse Bombardier d’avoir reçu du financement gouvernemental et d’avoir ainsi pu vendre au rabais des appareils de la C Series au transporteur Delta.

Dans sa vidéo promotionnelle, Boeing fait l’éloge des emplois et de l’impact économique de ses investissements au Canada.

Un autre utilisateur de Twitter a écrit : « Si tel était le cas, cette vidéo ne serait pas nécessaire ».

Dans sa campagne, Boeing dit avoir plus de 2000 employés en sol canadien. À titre comparatif, il y a 7000 salariés de Bombardier aux États-Unis.

Mercredi, la compagnie aérienne américaine Delta a affirmé qu'elle refusait de payer les droits compensatoires et antidumping de 300 % demandés par le département américain du Commerce pour l’achat des avions de la C Series de Bombardier.

Ottawa a critiqué la décision de Boeing d'attaquer le constructeur canadien. Il a notamment menacé de retirer son plan d’achat de 18 avions de combat Super Hornet construits par Boeing.

Le premier ministre Justin Trudeau a d’ailleurs fait part de son mécontentement au président des États-Unis, Donald Trump, lors de leur rencontre mercredi à Washington.

Justin Trudeau admet que sa conversation avec Donald Trump « n’a pas été facile ».

« C’est une conversation importante à avoir, et les bonnes relations que j’ai avec le président nous permettent de dire les vraies affaires de façon très directe », a conclu le premier ministre canadien.

Par ailleurs, le Canada discute présentement avec le gouvernement australien de la possibilité d'acquérir des chasseurs F/A-18 et les pièces de rechange connexes pour compléter sa flotte de CF-18.

Plus d'articles

Commentaires