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Une Ontarienne intente un recours collectif d’un milliard de dollars contre Loblaw

Irene Breckon, d'Elliot Lake, a entrepris les démarches mercredi contre le géant de l'alimentation qui a avoué participer à une collusion pour fixer le prix du pain pendant 14 ans.

Un texte de Caroline Bourdua

Mme Breckon, une retraitée et activiste anti-pauvreté est représentée par la firme d’avocats torontoise Sotos LLP.

Mme Breckon s’est sentie interpellée par la cause.

« Ils [les gens moins fortunés] n’ont même pas d’argent pour les aliments de base, et quand j’ai su que ces grandes corporations trichaient, c’est très mal, dit-elle, en se rappelant avoir payé jusqu’à 3,18 $ pour un pain.

Mme Breckon présume que les compagnies qu’elle poursuit ont réalisé au moins un milliard de dollars en gonflant les prix, d’où la décision de réclamer cette somme.

« Un dollar pour un pain pendant 14 ans, c’est beaucoup d’argent », dit-elle.

Mardi, George Weston et Loblaw ont révélé qu’ils avaient participé à la collusion. Le Bureau de la concurrence leur a accordé l’immunité, alors que sept autres entreprises font l’objet d’une enquête.

Mme Breckon affirme que la carte-cadeau de 25 $ qu’offre Loblaw aux clients en guise d’excuses ne compense pas les pertes.

Approbation du recours collectif

L’avocat de la firme Sotos LLP, Jean-Marc Leclerc, explique que le recours sera officiellement lancé quand le tribunal l’aura autorisé.

« C’est une étape assez simple, dit Me Leclerc, car la Cour suprême du Canada a rendu un jugement en 2013 en établissant les règles. Nous avons eu beaucoup de succès à autoriser des recours collectifs dans plusieurs causes, dont la concurrence .

Rien n’a encore été prouvé en cour, ajoute Me Leclerc, et il est aussi trop tôt pour déterminer le montant des dommages qui pourraient être consentis si Mme Breckon remporte le recours collectif. »

Avec la collaboration de CBC

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