Retour

Une usine de fruits de mer de Bouctouche ferme ses portes définitivement

L'usine de fruits de mer Mills Aquaculture de Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, qui avait cessé la production en septembre dernier, ne rouvrira pas. Elle doit un million et demi de dollars à 75 créanciers.

Parmi ses bailleurs de fonds, il y a la Banque de développement du Canada, à qui l’usine doit 500 000 $.

L’entreprise de Bouctouche fait également face à une poursuite de la part de Nautical Seafoods, qui réclame plus d’un demi-million de dollars pour des livraisons de homard non payées.

Mills Aquaculture a été mise sous séquestre le 3 janvier.

Des employés maintenus dans le flou

Du côté de l’usine, on avait annoncé une réouverture éventuelle, sans jamais en préciser la date. Les employés étaient portés à croire qu’ils récupéreraient peut-être leur emploi.

Jeannine Nowlan a travaillé 35 ans chez Mills Aquaculture. Elle raconte que la fermeture en septembre dernier était un moment lourd en émotion.

« C'était vraiment triste [et] le monde pleurait [...] il faudra qu'on cherche d'autre emploi [et] qu'on aille ailleurs [...] en dehors de Bouctouche. Pis c'est ça qui est triste : s'en aller », soutient-elle.

Un dur coup pour l’économie locale

Le maire de Bouctouche, Roland Fougère, reconnaît que la fermeture de cette usine a un impact dans ce coin du Nouveau-Brunswick.

« La perte de 100 à 150 emplois pour une petite municipalité comme Bouctouche, c'est certain que c'est un facteur [...] majeur. Ça va affecter pas juste la ville comme telle, mais aussi plusieurs commerçants qui dépendent de ces gens-là », indique M. Fougère.

Mme Nowlan rappelle que tous ces employés contribuaient également à l’économie dans la mesure où ils allaient dîner dans des restaurants du coins.

Pour ce qui est de l’économie locale, l’usine enregistrait des ventes annuelles d’un million et demi de dollars. Elle employait 115 personnes et était ouverte depuis 1969.

Le syndic de faillite prévoit émettre des appels de soumissions d’ici 45 jours et l’usine sera par la suite liquidée en pièces détachées, mais certains employés gardent espoir que l’usine soit vendue et qu’ils puissent retrouver leur emploi.

D’après le reportage de Michel Nogue

Plus d'articles

Commentaires