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Une vente possible de SaskTel pourrait passer par un référendum, dit Brad Wall

Le premier ministre Brad Wall est prêt à laisser les Saskatchewanais décider par référendum si une offre pour acheter la société d'État SaskTel se présente.

Lors du congrès de l’Association des municipalités urbaines de la Saskatchewan (SUMA) mercredi, des participants ont demandé au premier ministre provincial s’il allait privatiser la société de télécommunications.

Brad Wall a répété qu’il n’avait pas le mandat de vendre SaskTel, puisque son parti n’a pas fait campagne à ce sujet. Il souligne cependant qu’il ne peut refuser une offre intéressante sans consulter les actionnaires, soit les Saskatchewanais.

Il a dit aux personnes présentes lors du congrès qu’une offre avantageuse pour la province pourrait être remise entre les mains des citoyens avec un référendum contraignant sur la question.

Le premier ministre indique qu’une offre d'achat intéressante devrait répondre à certains critères, dont le maintien des emplois et d'un siège social en Saskatchewan, des revenus suffisants pour la province et une meilleure couverture du réseau.

Avec l’acquisition de Manitoba Telecom Services par Bell, qui doit s’officialiser cette année, SaskTel resterait le seul joueur régional d’importance dans l’Ouest.

Référendum possible?

Le professeur en politiques publiques de l'Université de Regina, Ken Rasmussen, souligne que le contexte légal entourant les référendums n’a pas changé dans la province depuis 1991, ce qui pourrait remettre en question la tenue d’un référendum.

Ça montre à quel point la province est désespérée pour de l’argent si elle décide d’aller de l’avant avec la privatisation de SaskTel sans référendum.

Ken Rasmussen, professeur en politiques publiques de l'Université de Regina

Selon le Nouveau Parti démocratique, la vente de Sasktel occasionnerait une perte d’emplois pour la province. Le chef par intérim, Trent Wotherspoon, a indiqué qu’il allait tout faire pour que SaskTel demeure dans la province plus longtemps que le gouvernement du Parti saskatchewanais.

Le directeur général des élections avait souligné dans une lettre aux élus l'automne dernier que le système existant et permettant la tenue d'un référendum dans l’éventualité d’une vente de SaskTel était « dépassé et largement impraticable ».

Michael Boda s’inquiétait de la possibilité de gérer un plébiscite de façon efficace et économique d'après les règles en place. Dans sa lettre, il soulignait qu’un scrutin postal serait la meilleure façon de fonctionner, si la province change ses politiques sur la question. Une telle mesure prendrait cinq mois à préparer et coûterait 4 millions de dollars, selon le directeur des élections.

Interrogé à ce sujet en automne, le gouvernement avait répondu qu’il n’y avait pas encore d’offre sur la table pour privatiser SaskTel et que la logistique d’un référendum serait étudiée en temps et lieu.