Retour

Une ville touristique du Nord de l’Ontario privée de sa Régie des alcools

La succursale de la LCBO à Larder Lake n'est plus qu'un local vide. Des camions sont venus chercher mardi les stocks qui restaient sur les tablettes, pour les déménager dans d'autres succursales.

Un texte de Caroline Bourdua

La Régie des alcools de l’Ontario (LCBO ) a fait fermer sans avertissement sa succursale, évoquant une bâtisse désuète et dangereuse pour la santé et la sécurité de ses employés.

Elle louait d’un particulier et le propriétaire qui a été informé de la situation il y a quatre mois n’a pas effectué les travaux recommandés par des ingénieurs.

En conséquence, la LCBO a décidé de tout simplement de plier bagage.

Une porte-parole Christine Bujold a indiqué par courriel qu’aucun autre immeuble n’était disponible pour accueillir la succursale, et que les résidents de Larder Lake peuvent magasiner en ligne pour une livraison à domicile, ou se rendre aux succursales de Kirkland Lake et Englehart.

TourismeLa petite communauté de Larder Lake se sent bien aux dépourvues.

Son maire, Gary Cunnington trouve la situation frustrante, d’autant explique-t-il que jamais la LCBO n’a approché la municipalité pour indiquer qu’elle voulait quitter la communauté.

« Larder Lake est hautement fréquentée par les touristes, en été, comme en hiver. Notre économie dépend de ces visiteurs, sans compter que plusieurs organismes caritatifs comme la Légion et le club Lion devront aller à Kirkland Lake pour se ravitailler » dit M. Cunnington.

Il ne serait pas étonné que les résidents de Larder Lake traversent la frontière et se rendent dans les magasins et dépanneurs québécois pour acheter de la bière et du vin.

Kirkland Lake se trouve à plus de 30 kilomètres de Larder Lake, ce que trouve inacceptable le député néo-démocrate de la circonscription de Timiskaming-Cochrane, John Vanthof.

Le député provincial a publié mardi une lettre ouverte demandant à la LCBO de revenir sur sa décision et de procurer un autre local si l’édifice actuel constitue une menace.

Ce n’est pas la première fois qu’une communauté doit se battre pour conserver une succursale de la LCBO sur son territoire.

Le président de la régie locale des services publics de Foleyet Maurice Desrochers se souvient du débat survenu il y a 3 ans dans sa communauté située à mi-chemin entre Chapleau et Timmins.

À force de pression de la communauté dit-il, la LCBO a reculé et a signé un nouveau bail avec le propriétaire de l’édifice qu’elle occupe.

Mais la communauté demeure prudente, affirme M. Desrochers, parce que la LCBO vient d’afficher un poste qui serait seulement pourvu jusqu’en septembre 2017.

Plus d'articles

Commentaires