Le syndicat qui représente les milliers de travailleurs de General Motors (GM), de Ford et de Chrysler au pays négociera avec GM en tout premier le renouvellement des conventions collectives de ses membres.

Fidèle à la pratique passée, Unifor espère qu'une entente avec GM puisse servir de modèle pour les deux autres constructeurs.

Les conventions collectives des travailleurs des trois grands de l'auto viendront à échéance le 19 septembre.

Ces travailleurs ont donné un mandat de grève à leur syndicat le mois dernier.

GM emploie 4000 travailleurs dans ses usines à Oshawa et à St-Catharines.

Jerry Dias dit que l'objectif premier de ces négociations sera de « garder les emplois au Canada ». Il explique avoir choisi GM comme première cible, car c'est le seul des trois fabricants américains qui ne s'est pas engagé à faire des investissements au Canada.

Avenir de l'industrie de l'auto?

GM assemble actuellement à Oshawa des véhicules Chevrolet Impala, Cadillac XTS et Buick Regal, des modèles dont les ventes ne sont pas fulgurantes.

La compagnie a refusé jusqu'à maintenant de s'engager à y assembler de nouveaux modèles tant que les négociations contractuelles ne seraient pas terminées, une position qu'Unifor dénonce. 

GM a déjà déménagé la production de la Camaro au Michigan et n'a annoncé aucun nouveau modèle pour garder ses chaînes d'assemblage à Oshawa en activité après 2019. L'une des chaînes doit cesser sa production en 2017.

Unifor demande également des augmentations de salaire pour ses membres.

M. Dias s'attend à des négociations « ardues » avec GM. Il n'écarte pas la possibilité d'une grève.

Un pari risqué

Unifor a choisi la plus difficile parmi les trois compagnies avec laquelle négocier, estime le codirecteur du centre de recherche automobile de l'Université de Windsor, Tony Faria.

Selon M. Faria, GM peut se passer de l'usine d'Oshawa, puisque les véhicules assemblés à cet endroit sont aussi produits au Mexique.

Mais une grève à St-Catharines et à Ingersoll paralyserait sa production nord-américaine. « Les lignes d'assemblage américaines fermeraient également, puisqu'elles ne recevraient plus les moteurs et les transmissions des usines canadiennes. Unifor a le gros bout du bâton de ce côté. » Les employés d'Ingersoll sont couverts par une convention collective différente.

Avec la collaboration de Natasha MacDonald-Dupuis

Plus d'articles

Commentaires