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Unifor souhaite syndiquer plusieurs secteurs des pêches dans l'Est du Québec

Le Syndicat UNIFOR, affilié à la FTQ, va d'abord dresser le portrait des travailleurs d'usines de transformation et des aides-pêcheurs de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord en vue de les syndiquer.

Cette semaine, environ 140 travailleurs d'usine et des hommes de pont ont participé à deux réunions organisées par l'aide-pêcheur Gilles Albert à Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Les rencontres, qui se sont déroulées à huis clos, ont permis de délier des langues sur la situation des aides-pêcheurs et des travailleurs d’usine, selon Martin Dugas, représentant du Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et de la Côte-Nord, chez UNIFOR.

« Il y a des personnes qui se sont levées et qui ont témoigné de ce que leur capitaine leur demandait. En autres, d’aller faire le gazon et de peinturer le patio, avec pas une cent, s’ils voulaient retourner travailler le printemps d’après », croit M Dugas.

On estime à 2 mille 700, le nombre d'aides-pêcheurs en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Les travailleurs d’usine aussi visés

Les travailleurs d’usine de transformation sont aussi à risque, croit le syndicaliste. « Ils sont seuls. Chaque personne est seule. Les employeurs profitent de la situation parce que ces gens-là n’ont pas de moyens pour se défendre, autant du côté des accidents du travail […] dans une usine, les gens n’ont pas de moyens de faire reconnaître leur droit ».

D'autres rencontres de travailleurs pourraient avoir lieu dans les prochains mois, mais le Syndicat veut d'abord dresser un portrait juste de la main-d'oeuvre concernée. Même si la volonté de se regrouper pour obtenir de meilleures conditions de travail a été exprimée par des aides-pêcheurs et des travailleurs d'usine gaspésiens, UNIFOR prévient que le processus vers leur syndicalisation peut être long.

Aves les informations de Sylvie Aubut