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UPA Mauricie : un congrès régional teinté par l'inquiétude

Les producteurs agricoles se sont réunis jeudi soir à Trois-Rivières à l'occasion du congrès régional de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Mauricie. Le Partenariat transpacifique (PTP) et la question de la sécurité du revenu étaient à l'ordre du jour. Les dirigeants disent vouloir envoyer un message clair aux différents paliers de gouvernement pour rassurer leurs membres.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Le président de l'UPA, Marcel Groleau, convient d'emblée que l'inquiétude est palpable chez les producteurs. « Plus que les années précédentes », dit-il.

Chaque région tient un congrès pour débattre des enjeux qui leur sont chers, en vue du congrès provincial, qui lui se tiendra au début du mois de décembre. « On prend le pouls et on va faire cheminer les résolutions qui seront débattues [au] congrès à Québec », dit Marcel Groleau.

En Mauricie, l'UPA s'inquiète des impacts des décisions gouvernementales pour la relève. « Les jeunes, si on ne les accroche pas aujourd'hui, ils vont décrocher et ils vont aller ailleurs », affirme le président de l'UPA Mauricie, Jean-Marie Giguère.

Le Partenariat transpacifique

« C'est sûr que cette année, pour avoir fait d'autres congrès, les négociations du Partenariat transpacifique inquiètent beaucoup les producteurs », soutient Marcel Groleau.

L'UPA se fait réaliste quant aux possibilités d'amender l'accord de libre-échange conclu entre 12 pays, dont le Canada. « L'entente ne se renégociera pas après l'élection canadienne », concède Marcel Groleau, qui demande néanmoins des mesures de compensations : « On va devoir se donner les moyens d'être compétitifs », ajoute-t-il.

La sécurité du revenu

Le président de l'UPA déplore aussi ce qu'il juge être un manque de stratégie gouvernementale. « La stratégie du gouvernement pour soutenir le développement en agriculture est quasi inexistante », tranche Marcel Groleau.

L'UPA critique les coupures que le gouvernement québécois a appliquées à la Financière agricole du Québec. « Dans l'agriculture, les prix sont cycliques, donc si le gouvernement ne finance pas adéquatement la Financière agricole, les producteurs de porc, de boeuf, de céréales vont avoir des problèmes à traverser les périodes plus difficiles qui s'en viennent », dit le président de l'UPA, Marcel Groleau.

Le syndicat ajoute d'ailleurs ne pas connaître l'enveloppe budgétaire qui sera accordée à la Financière agricole l'an prochain.

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