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Vendredi fou : la nouvelle mine d’or du commerce en ligne

Le Vendredi fou ne rime plus uniquement avec bains de foule. De plus en plus de consommateurs se tournent vers les sites de vente en ligne lors de cette journée qui marque officieusement le début de la saison des achats de la période des Fêtes.

C’est ce que constate la Maison Simons, qui voit ses ventes en ligne quintupler pendant le week-end du Vendredi fou.

« Le web a cette particularité d’avoir des pics de vente très puissants à certains moments de l’année. C’est le cas du Vendredi fou et du Cyber lundi », explique Yannick Vial, vice-président Ecommerce et technologies digitales chez Simons.

Pour assurer un bon suivi des nombreuses commandes, quelque 850 employés se relaieront au cours du week-end dans le centre de distribution de Québec de l’entreprise.

Nouvelles habitudes de consommation

« Le web complète vraiment l’expérience de magasinage qu’on offre à nos clients », estime M. Vial, qui reconnaît que cette période de forte consommation sur le web se prolonge grâce au Cyber lundi.

« Avec les habitudes de consommation qui changent, le Cyber lundi est vraiment le complément du Vendredi fou. Ça crée une plus longue période d’affluence sur le web », poursuit-il.

Yan Cimon, professeur titulaire de stratégie à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, confirme que cette période d’aubaines tend à s'étirer.

« Si historiquement on voyait un gros pic au Vendredi fou, ce même pic a tendance à être beaucoup plus lisse », estime-t-il.

Selon la firme de gestion de transactions Moneris, les achats en ligne augmenteraient de 25 % au cours de cette période chez les détaillants canadiens.

Le professeur Yan Cimon attribue cette hausse aux habitudes de consommation de la population.

« Trois quarts des consommateurs font des recherches en ligne et 84 % vont chercher le produit spécifique en ligne avant de se présenter en magasin ou de le commander en ligne. Cela frappe de plein fouet les détaillants », explique M. Cimon.

Près de la moitié des Québécois font des achats sur Internet durant la période du Vendredi fou, en dépensant en moyenne 250 $.