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Vente de Bois BSL : une bonne affaire pour l'entreprise

Le nouvel acquéreur de Bois BSL est une société d'investissement privé. Les spécialistes sont unanimes : ce genre de transaction est une bonne chose pour l'avenir d'une entreprise en région.

Un texte de Jean-François Deschênes

L’acheteur est en fait un regroupement d’investisseurs qui cherchent des occasions d’affaires pour faire fructifier leur argent. Le groupe se nomme Corporation financière BDG et associés.

Ce genre de société achète des entreprises en santé qui ont de bonnes possibilités de croître.

Dans le cas de Bois BSL, l'acquéreur laisse en place l’équipe de gestion et le fondateur promet aussi de rester pour au moins deux ans. Ajoutez à ça l'expertise et les contacts du nouveau propriétaire.

Pour le conseiller en placement chez Valeurs mobilières Desjardins, Alain Veillette, c'est une solution très intéressante pour assurer l'avenir d'une entreprise qui cherche à passer le flambeau.« Si une entreprise a intéressé un fonds d'investissement, c'est qu'elle a déjà de la rentabilité, ça, c'est sûr. » dit-il.

Il ajoute qu’il y a des possibilités d’expansions. « Parce qu'on va avoir accès à ces capitaux-là et eux arrivent avec une expertise, avec des moyens et aussi ils font confiance à l'équipe de gestion qui est déjà en place. »

Entrepreneurs vieillissants

Ce genre de transaction, plus courante en ville, l'est beaucoup moins en région. Mais ça pourrait changer selon le directeur des centres d'affaires pour l'Est-du-Québec, Banque de développement du Canada, François Séguin.

Les entrepreneurs vieillissent et la famille n'est pas toujours là pour prendre la relève.

Ces groupes d'investisseurs représentent alors une solution intéressante pour assurer l'avenir de l'entreprise.

Il souligne que 60 % des entrepreneurs canadiens ont plus de 50 ans.

M. Séguin ajoute que les entreprises de 100 à 500 employés sont plus susceptibles d’être vendues à des sociétés d'investissement. « ...d’autant plus que ces groupes d’investisseurs-là ont le moyen de leurs ambitions de croissance. Donc ils sont en mesure d’assumer une promotion plus rapide qu’un promoteur standard. »

Selon ce spécialiste, on peut s'attendre à ce que les actions soient vendues de nouveau dans quelques années, lorsque les objectifs de rendement seront atteints.

Il ne faut pas voir ça comme une chose négative, selon lui, mais comme une opportunité d'amener l'entreprise encore plus loin.

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