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Vente de Stelco : les craintes des Métallos et de la Ville de Hamilton rejetées

Le syndicat des Métallos et la Ville de Hamilton ont perdu devant les tribunaux, à Toronto, après avoir tenté de ralentir la vente éventuelle de Stelco, anciennement US Steel Canada, à la société américaine de fonds de placement Bedrock.

Le juge Wilton-Siegel écarte les inquiétudes du syndicat des Métallos et de la Ville de Hamilton en Cour supérieure à Toronto. Le magistrat explique qu'il ne sert à rien de freiner le processus de restructuration.

Il compte rendre les raisons de sa décision à une date ultérieure.

Loin d'une offre convenable, selon le syndicat

Les représentants du syndicat des Métallos ne cachaient pas leur déception à la sortie du tribunal, d'autant que des documents de cour montrent qu'il existe des disparités dans le traitement des employés et des retraités des fonderies de Hamilton et de Nanticoke.

On est loin d'une offre convenable que ce soit pour les retraites et les avantages sociaux de nos pensionnés et de nos syndiqués.

Gary Howe, président de la section syndicale 1005 des Métallos de Hamilton

Selon le syndicat, les fonds avancés par Bedrock sont insuffisants pour couvrir le déficit de près d'un milliard de dollars dans les caisses de retraite.

Des pertes pour les retraités

Si la Cour supérieure approuve l'entente-cadre du 9 décembre, les retraités de l'aciérie de Hamilton pourraient perdre jusqu'à 30 % de la valeur de leur régime.

Selon le syndicat, les fonds avancés par Bedrock sont insuffisants pour couvrir le déficit de près d'un milliard de dollars dans les caisses de retraite.

Hamilton craint pour sa part de ne pouvoir récupérer des taxes en souffrance de six millions de dollars.

Le juge explique qu'il ne sert à rien de freiner la restructuration et que rien n'empêche le syndicat et la Ville de faire valoir leurs positions dans les négociations entre les créanciers de Stelco et la société Bedrock.

Si la Cour supérieure approuve l'entente du 9 décembre, les retraités de l'aciérie de Hamilton pourraient perdre jusqu'à 30 % de la valeur de leur régime, tandis que ceux de la fonderie de Nanticoke ne perdraient rien.

L'entente prévoit notamment de vendre ou louer des hectares de terrains de la Stelco à Hamilton.

Le directeur exécutif de la restructuration à la Stelco, Bill Aziz, indique que la décision du juge permet de sauvegarder plus de 2000 emplois aux deux aciéries, et qu’il compte continuer de négocier avec les deux dernières parties récalcitrantes.

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