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Vente de Val Neigette : l'offre est insuffisante, dit la famille Dufour

L'offre finale faite par un groupe d'investisseurs de Rimouski et Montréal pour acheter la station de ski Val Neigette est insuffisante, selon la famille Dufour, qui en est propriétaire.

Dans une rare entrevue accordée à Radio-Canada, celle qui négocie pour la famille Dufour, Henriette Dufour, a dit que l'offre qui est actuellement sur la table n'est pas intéressante. Elle considère qu'il y manque quelques centaines de milliers de dollars.

Pour Mme Dufour, une offre acceptable doit tenir compte de l'évaluation municipale, établie à 1,1 million de dollars, et de la valeur des actifs, notamment le télésiège. « On a déjà eu des offres pour le démantèlement et c'est quand même de bons prix », affirme-t-elle.

Une décision d'ici le 30 juin

De son côté, le groupe d'investisseurs qui a déposé l'offre a affirmé lundi, lors d'un point de presse, que le propriétaire de la station doit prendre une décision d'ici le 30 juin.

Ces investisseurs, parmi lesquels les anciens propriétaires de Val Neigette, la famille Roy et le propriétaire de Produits métalliques PMI, Jean Pouliot, ont exprimé un profond désir de relancer la station de ski, mais ils affirment qu'en ce moment, les membres de la famille Dufour, « ne sont pas sur la même longueur d'onde » et doivent en arriver à un consensus avant la date butoir.

Les acheteurs refusent de dévoiler les détails de l'offre, mais ils en parlent comme d'une proposition très honnête.

Ils ont expliqué la tenue d'une conférence de presse sur le sujet par la volonté de bien expliquer leurs intentions à la population. Ils affirment qu'ils ne veulent pas acheter à rabais et que la relance de Val Neigette est un « projet de société dans le but de garder le service en ville ».

Il semble toutefois y avoir une certaine impasse dans les négociations avec le propriétaire actuel, même si le dialogue se poursuit.

Les investisseurs affirment toutefois que la famille Dufour doit prendre une décision avant le 30 juin afin de leur donner le temps nécessaire pour prévoir une réouverture de la station l'hiver prochain. M. Bertrand évalue à 50 % la possibilité de conclure une entente d'ici là.

D'après les informations de Denis Leduc