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Verglas au N.-B. : la pire crise de l'histoire d'Énergie NB

La crise du verglas qui secoue la côte est du Nouveau-Brunswick est la pire crise à laquelle Énergie NB a dû faire face dans toute son histoire. Ce titre revenait jusqu'ici à la tempête tropicale Arthur, en 2014.

Un porte-parole d’Énergie NB, Paul Doucet, confirme que certains foyers n'ont perdu le courant que dans les jours qui ont suivi la tempête de pluie verglaçante, ce qui a porté le nombre de clients touchés à plus de 200 000.

« La glace est sournoise. Parfois elle cache d’autres dommages et parfois quand elle fond, ça cause de nouveaux dégâts », explique Paul Doucet.

On ne sait pas si ces chiffres seront suffisants pour déclencher une enquête publique sur les coûts de la catastrophe, sur l’état du réseau électrique et sur la réaction des autorités à la crise.

Un nouveau record de pannes

Ces pannes de grande ampleur sont les troisièmes du genre depuis trois ans au Nouveau-Brunswick. En juillet 2014, la tempête Arthur avait laissé 195 000 clients dans le noir. Il avait alors fallu plus de deux semaines pour que tout rentre dans l’ordre.

Les pannes causées par la tempête Arthur avaient alors dépassé l’ancien record établi en 2013, lorsque 88 000 clients s’étaient retrouvés sans électricité en raison de tempêtes avant et après Noël. Il avait fallu 10 jours afin de rétablir le courant pour tous les abonnés.

Une enquête publique?

À la suite de ces deux crises, Énergie NB avait mené des enquêtes internes sur les évènements et la façon dont ils avaient été gérés.

En Nouvelle-Écosse, toutefois, le gouvernement provincial avait ordonné la tenue d’une enquête publique à la suite de la tempête Arthur.

Ni le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, ni le ministre de l’Énergie, Rick Doucet, n’ont été en mesure de confirmer s’il y aurait une enquête sur la crise du verglas.

Le chef de l’opposition officielle, Blaine Higgs, affirme qu’un examen s'impose.

Le chef du Parti vert, David Coon, croit que trois records de pannes en autant d’années justifient une enquête.

D'après un reportage de Robert Jones