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Viandes Laroche : plusieurs soumissions pour relancer l'entreprise

Le syndic de faillite qui s'occupe du dossier de Viandes Laroche d'Asbestos, Raymond Chabot Grant Thornton, confirme avoir reçu plusieurs offres d'achat pour acquérir les installations en totalité ou en partie. L'entreprise s'est placée à l'abri de ses créanciers parce qu'elle cumule des dettes de 17,5 millions de dollars.  

L'analyse sommaire de ces principales propositions a été confiée aux principaux créanciers de Viandes Laroche soit la Banque de développement du Canada, les caisses Desjardins et Investissement Québec.

Parmi les offres reçues, notons celle du propriétaire de Viandes Laroche, Claude Laroche et celle de Mario Côté, propriétaire de l'entreprise Canard du lac Brome qui est en pleine expansion. L'homme d'affaires dit miser beaucoup sur la main-d'oeuvre qualifiée de Viandes Laroche. « C'est sûr que c'est intéressant parce que c'est un bâtiment qui est neuf, j'ai demandé 15 jours [...] pour voir si tous les permis sont là » , a souligné Mario Côté.

Les créanciers ne sont pas tenus d'accepter ces propositions effectuées, ils pourraient par exemple choisir d'en jumeler certaines. Le syndic souligne qu'il faut maintenant laisser le processus suivre son cours.

Réactions à Asbestos

Plusieurs à Asbestos espèrent que ces soumissions seront bien accueillies. Peut-on trouver un modèle d'affaires qui permettra d'assurer sa survie sans toujours réinvestir? C'est ce que souhaitent plusieurs intervenants, à commencer par le maire d'Asbestos Hugues Grimard. « Il faut qu'il y ait des actions concrètes et une pérennité dans l'action [...] Il faut régler le problème de façon définitive », a-t-il rappelé.

La valeur des biens de Viandes Laroches est estimée à environ 6,5 millions de dollars, ce qui comprend l'abattoir, le système de réfrigération, l'équipement industriel, les camions ainsi qu'un entrepôt à Danville.

100 personnes ont perdu leur emploi quand Viandes Laroche a annoncé le 15 octobre dernier qu'elle fermait ses portes en raison de difficultés financières, notamment en raison de l'augmentation du prix du boeuf.

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