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Visite de John Horgan en Asie pour « créer des emplois »

Le premier ministre de la Colombie-Britannique effectue un voyage de 10 jours en Chine, en Corée du Sud et au Japon pour solidifier, entre autres, les liens commerciaux entre la province et ces pays.

Un texte de Marylène Têtu

Le premier séjour de John Horgan en Asie s’effectue alors que les relations économiques entre la province et son principal partenaire, les États-Unis, sont plutôt difficiles, surtout en ce qui concerne l’exportation du bois d’oeuvre.

« À court terme, on a un peu le couteau sous la gorge en raison des mesures imposées par l’administration Trump. On est vulnérable, le Canada dans l’ensemble, mais un peu moins en Colombie-Britannique, en raison de nos liens avec l’Asie », précise Yves Tiberghien, directeur émérite de l’Institut de recherche sur l’Asie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Selon ce politologue spécialiste de l’Asie, ce premier voyage de John Horgan doit être une visite de courtoisie, pour se faire connaître et afficher les priorités de sa province.

Le ministre de l’Emploi, du Commerce et de la Technologie, Bruce Ralston, qui fait partie de la délégation, indique que les échanges avec les partenaires commerciaux asiatiques ne se limiteront pas uniquement à l’industrie forestière, mais à plusieurs secteurs, notamment les mines, l’agriculture, l’énergie et les nouvelles technologies.

Le ministre d’État au Commerce, George Chow, prendra également part à cette mission en Asie.

À la recherche de bons emplois

Le communiqué officiel du gouvernement provincial au sujet de ce premier séjour en Asie indique clairement que John Horgan et ses ministres souhaitent établir des partenariats qui vont créer des emplois ici, en Colombie-Britannique. Une volonté qui peut se concrétiser, selon Yves Tiberghien.

« Il y a beaucoup de possibilités, notamment avec l’exportation de produits manufacturés, d'investissements et dans l’industrie du tourisme. La Chine va bientôt dépasser les États-Unis en tant que partenaire économique numéro un; il faut développer des créneaux autres, pas seulement l’exportation de matières premières », souligne-t-il.

La Chine représente un marché important pour l’industrie touristique de la province avec une augmentation de 22 % entre 2015 et 2016 pour les séjours d’au moins une nuitée.

Les permis de séjour obtenus par des touristes chinois pour des visites en Colombie-Britannique ont plus que triplé depuis 2009.