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Voici ce qui touchera votre portefeuille en 2017

Comme chaque année, l'arrivée du 1er janvier rime avec hausses de tarifs dans plusieurs secteurs de l'économie canadienne et québécoise. Mais 2017 comporte aussi quelques bonnes nouvelles. Tour d'horizon.

IL Y AURA DES AUGMENTATIONS...

1. Le prix des aliments

Il devrait grimper de 3 % à 5 % au pays, selon des chercheurs de l'Université Guelph, soit légèrement plus que l'inflation, que la Banque du Canada souhaite maintenir à 2 %. Le prix des fruits et légumes, de la viande et des produits de la mer seront ceux qui risquent d'augmenter le plus, soit de 4 % à 6 %. Cette hausse, qui devrait coûter en moyenne 420 $ aux ménages canadiens l'an prochain, devrait cependant être moins élevée qu'en 2016, alors que les Canadiens ont fait les frais d'un huard en décroissance et, surtout, de conditions météorologiques défavorables qui ont frappé les récoltes du sud des États-Unis et du Mexique.

La hausse du prix des aliments devrait surtout être ressentie en Ontario et en Colombie-Britannique.

2. Les tarifs d'électricité

Ils seront également plus élevés au Québec. Hydro-Québec a demandé à la Régie de l'énergie le droit d'indexer ses prix en fonction de l'inflation. Selon la société d'État, cette hausse de 1,6 %, qui entrera en vigueur le 1er avril, devrait se traduire par une augmentation annuelle de :

  • 0,43 $/mois pour un logement;
  • 2,36 $/mois pour une petite maison;
  • 5,11 $/mois pour une grande maison.

La Régie devrait donner sa réponse à la fin de février ou au début mars.

3. Le permis de conduire québécois et ses frais d'immatriculation

Ils seront indexés en fonction de l'Indice des prix à la consommation. Ainsi, le droit de conduire un véhicule de promenade coûtera dorénavant 83,23 $. Quant aux frais d'immatriculation, ils passeront à 264,84 $ sur l'île de Montréal et à 219,84 $ ailleurs au Québec. La différence de 45 $ est versée à la Ville de Montréal pour financer le transport en commun.

4. L'impôt foncier

La plupart des grandes municipalités québécoises ont décrété de légères augmentations de l'impôt foncier pour l'année qui vient. C'est le cas de Saguenay (3,8 %), Gatineau (2,9 %), Lévis (1,9 %), Sherbrooke (1,8 %), Montréal (1,7 %), Laval (1,4 %), Trois-Rivières (0,9 %) et Longueuil (0,5 %). À l'inverse, les résidents de Québec profiteront d'un gel pour 2017 et 2018.

On prévoit aussi des hausses de taxes foncières dans la plupart des autres grandes villes canadiennes, comme à Vancouver (3,9 %), Edmonton (3,1 %), Winnipeg (2,3 %), Toronto (2 %), Ottawa (2 %) et Calgary (1,5 %).

5. Les frais de garderie

Les garderies à 7 $ sont bel et bien chose du passé depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux à Québec. Les frais de garde minimum, qui avaient été fixés à 7,55 $ pour 2016, passent à 7,75 $. Pour les familles dont le revenu annuel excède les 50 920 $, les frais seront également modulés pour atteindre un plafond de 21,20 $ par jour pour un premier enfant. Ces contribuables paieront la différence en faisant leur déclaration de revenus, au printemps.

6. L'envoi de colis

Le prix des timbres n'a pas augmenté depuis 2014, alors qu'il était passé à 1 $. Toutefois, Postes Canada augmentera les tarifs d’expédition de colis et de lettres pour les clients commerciaux à compter du 16 janvier.

... MAIS AUSSI DES GELS...

1. Les tarifs de la STM

Après plusieurs augmentations successives ces dernières années, la Société de transport de Montréal (STM) a décidé de ne pas augmenter ses tarifs au 1er janvier 2017, contrairement à l'Agence métropolitaine de transport, qui a édicté une hausse de 2 %. La STM devra toutefois prendre une autre décision d'ici le 1er juillet, de même que le Réseau de transport de la Capitale, à Québec.

Les résidents de Toronto et de Vancouver devront toutefois se résigner à payer plus cher, de même que ceux d'Ottawa, de Gatineau et de Longueuil (2 % en moyenne).

2. Le Régime québécois d'assurance parental

Les taux de cotisations au Régime québécois d'assurance parental (RQAP) resteront les mêmes en 2017. Toutefois, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a décrété une augmentation du revenu maximal assurable, qui passera de 71 500 $ à 72 500 $.

... ET QUELQUES ALLÈGEMENTS

1. La contribution santé et les frais accessoires

On assistera en 2017 à la concrétisation de deux décisions budgétaires du gouvernement Couillard prises au courant de la dernière année en ce qui concerne l'accès au système de santé, théoriquement gratuit au Canada : la disparition de la contribution santé, instaurée sous l'ère Charest, qui était déjà passée de 200 $ à 100 $ l'an dernier. Les médecins se verront en outre interdire le droit de facturer des frais accessoires, mis à part les frais de transport des échantillons biologiques, qui pourront toujours être facturés pour un maximum de 15 $.

2. Le soutien aux familles

Les familles du Québec qui reçoivent le Soutien aux enfants verront leurs versements augmenter de 0,74 %. Pour un couple avec deux enfants, par exemple, le montant maximum passera à 3614 $. Le montant varie en fonction du revenu familial, de la situation conjugale et du nombre d'enfants à charge. Le supplément pour enfant handicapé augmentera également de 1 $ par mois, pour atteindre 190 $.

3. L'aide sociale

Les prestations d’aide sociale augmenteront aussi de 0,74 % le 1er janvier. Ainsi, une personne seule bénéficiant de l’aide sociale recevra 627 $ par mois. Toutefois, la prestation de base des nouveaux demandeurs jugés aptes à travailler qui refusent d'entreprendre un parcours de recherche d'emploi pourra être coupée d'environ un tiers en raison de la loi 70, adoptée en novembre dernier, pour s'établir à 403 $ par mois.

4. L'accès aux parcs nationaux

L'accès aux parcs nationaux canadiens sera gratuit en 2017 en raison du 150e anniversaire du Canada. Les visiteurs n'auront qu'à présenter la Carte d'entrée Découverte 2017, accessible dans les centres d'information et sur le site web de Parcs Canada.

À SURVEILLER

S'il y a bien un produit de consommation qui varie au gré des périodes de l'année et des fluctuations des marchés internationaux, c'est bien l'essence. Bien malin celui qui sera capable de prédire si le prix du brut remontera ou s'il se maintiendra. Cette situation est le résultat d'une offre supérieure à la demande que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) souhaite réduire dans les prochains mois. Un accord signé par les États membres en novembre doit maintenant être mis en oeuvre, ce qui pourrait avoir pour effet de faire grimper les prix en 2017, laisse entendre l'Agence internationale de l'énergie dans un rapport publié le 13 décembre dernier.

Au Québec, d'autres types de frais sont susceptibles de varier et ne sont pas nécessairement annoncés à l'avance. La recommandation de la Régie du logement concernant les hausses de loyer, par exemple, est habituellement connue en janvier. La prochaine hausse du salaire minimum, qui entre normalement en vigueur le 1er mai de chaque année, est également inconnue à ce jour.

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