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Volkswagen rachètera ou modifiera ses voitures truquées aux États-Unis

Volkswagen a conclu jeudi une entente de principe avec la justice américaine concernant le scandale de ses voitures diesel dont les systèmes antipollution avaient été truqués.

Le projet d'entente stipule que le fabricant automobile rachètera les véhicules ou les modifiera de sorte que les systèmes antipollution soient conformes à la loi. Les clients détenteurs d'un contrat de location de longue durée se verront offrir de le résilier.

L'entente de principe prévoit aussi des indemnités financières pour les clients lésés. Charles Breyer, le juge fédéral chargé du dossier, n'en a pas précisé le montant, mais il a dit qu'elles seraient « substantielles ».

L'accord négocié avec Washington ne touche que les clients américains de Volkswagen. Il n'en constitue pas moins une étape clé dans le règlement de la crise que traverse le premier constructeur automobile européen. Une crise qui a débuté en septembre, lorsque les autorités américaines ont révélé l'existence d'un logiciel de trucage des tests antipollution sur certains modèles Volkswagen et Audi.

Des véhicules très polluants

Onze millions de véhicules à travers le monde avaient été équipés de ce logiciel. Les émissions polluantes de ces voitures pouvaient atteindre jusqu'à 40 fois les limites permises. 

La proposition d'accord, négociée à San Francisco, touche près d'un demi-million de véhicules dotés de moteurs de 2,0 litres. Quelque 90 000 véhicules dotés d'un moteur de 3,0 litres ne sont pas inclus, mais le juge Breyer a dit s'attendre à une solution « rapide » pour ce volet du dossier.

Et au Canada?

Les autorités fédérales et le constructeur ont jusqu'au 21 juin pour signer un accord définitif. Les premiers rachats de véhicules, par Volkswagen, pourraient donc ne pas avoir lieu avant juillet.

Des analystes consultés par Reuters affirment que l'entente pourrait coûter plus de 10 milliards de dollars américains à Volkswagen.

Au Canada, Tony Merchant, de la firme d'avocats qui représente environ 500 clients dans des poursuites contre Volkswagen, affirme que le projet d'accord élaboré aux États-Unis donne un indice de l'entente qui pourrait être proposée aux clients canadiens.

De son côté, Thomas Tetzlaff, porte-parole de Volkswagen Canada, affirme que le fabricant automobile est « déterminé à regagner la confiance de ses clients, de ses détaillants et du public ».

« Ces ententes de principe constituent un pas important pour rectifier les choses, a-t-il affirmé à CBC. Comme il a été mentionné aujourd'hui en cour, les clients n'ont pas à faire quoi que ce soit pour le moment. »

M. Tetzlaff ajoute que les véhicules Volkswagen sur le marché canadien sont certifiés selon les critères déterminés par l'Agence pour la protection de l'environnement aux États-Unis (EPA). Par conséquent, ce qui a été convenu avec l'EPA s'appliquera aussi au Canada, dit en substance M. Tetzlaff, qui précise que plus d'informations seront divulguées en juin.

L'action Volkswagen a augmenté de 5 % après l'annonce de cet accord conclu aux États-Unis.

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