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Volte-face au sujet de la réparation d'ascenseurs

L'annulation d'une directive au sujet de la réparation obligatoire de certains ascenseurs en Ontario suscite la colère et la surprise au sein de l'industrie.

En 2014, la Commission des normes techniques et de la sécurité (CNTS) avait ordonné la réparation de certains types d’ascenseurs plus anciens installés dans les édifices ontariens de quelques étages.

Ces ascenseurs ne s’arrêtent pas toujours au niveau du plancher; les gens risquent donc de trébucher ou de tomber en sortant. L’écart peut atteindre sept centimètres, bien au-delà de la norme actuelle de moins d’un centimètre.

La commission estimait que le problème allait s’aggraver. Elle avait donné jusqu’en 2021 aux propriétaires d’édifices pour les réparer.

Mais, surprise, elle considère maintenant que le risque pour la sécurité n’était finalement pas si élevé et a annulé la directive.

Son directeur, Roger Neate, écrit dans la nouvelle directive que l’examen des rapports d’incidents, d’entretien et d’inspection récents ne démontre pas que les réparations doivent obligatoirement être faites.

Les propriétaires devront toutefois faire faire l’entretien des ascenseurs de façon rigoureuse. On leur recommande aussi d’afficher une mise en garde pour que les gens ne trébuchent pas.

Selon des gens de l’industrie, des propriétaires d’édifices ont déjà dépensé des centaines de milliers de dollars pour effectuer les réparations.

Ils estiment que ces ascenseurs représentent toujours un risque pour la sécurité et pensent que cette volte-face va nuire à la crédibilité de la Commission des normes techniques et de la sécurité.

Le consultant Rob Isabelle se demande si les données utilisées par la commission, tant à l’époque que maintenant, sont fiables. « Si j’étais le propriétaire de trois petits édifices qui a dépensé 500 000 $ pour faire les réparations pour apprendre ensuite que ce n’était pas vraiment nécessaire, je serais vraiment en colère », dit-il.

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