Les employés de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont une grande décision à prendre. Vont-ils accepter ou non la dernière offre que la direction a qualifiée de finale? Le vote a commencé mardi soir et se poursuivra mercredi.

Près de 750 syndiqués ont convergé mardi soir vers l'hôtel Delta de Trois-Rivières pour assister à une assemblée qui doit durer quatre heures.

Le comité de négociations du syndicat des Métallos doit leur présenter ses conclusions après avoir analysé pendant les fêtes l'offre finale déposée par la partie patronale le 22 décembre dernier.

Une autre assemblée doit avoir lieu mercredi matin permettre à tous les employés d’être présents et de voter.

Les dernières offres patronales avaient été rejetées à 97 % en novembre.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, affirme que l'important, « c'est qu’ABI soit là dans les 10, 15, 20 prochaines années [...] et qu’elle continue à être un citoyen corporatif majeur incontournable et indispensable. »

« Sincèrement, je suis assez inquiet »

Le député de Nicolet-Bécancour Donald Martel se dit « inquiet » qu'un conflit de travail ne nuise aux travailleurs et à toute la région.

« Je crois au sérieux de l’entreprise qui dit que c’est une offre finale. Ça ne veut pas dire que si le syndicat la rejette que l’entreprise va fermer, mais on peut très très très bien assister à un lock-out », a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Facteur matinal.

Le député de la Coalition avenir Québec ne connaît évidemment pas le contenu de l’offre, mais espère qu’elle est assez bonne pour éviter un conflit de travail.

Le député caquiste craint que la direction de l'entreprise soit réticente à investir dans l’usine de Bécancour si les offres sont rejetées.

« L’usine d’ABI était l’une des plus performantes au monde, si on recule d’une vingtaine d’années, mais ce n’est plus le cas, l’entreprise manque d’investissements, donc c’est évident que les relations de travail vont influencer la décision des dirigeants de l’entreprise d’investir ou pas »,dit-il.

Le député de la CAQ souligne que l’Aluminerie de Bécancour inc. offre de bons emplois dans la région.

« Même si on assiste à un taux de chômage très très bas dans la région, des emplois à 40 $ de l’heure il n‘y en a pratiquement pas », précise-t-il.

La convention collectivedes employés de l'ABI est échue depuis le 22 novembre, jour où le conciliateur Jean Nolin a été nommé pour aider aux négociations.

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