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Washington inquiète l'industrie du bois d'œuvre au N.-B.

Dès le 25 avril, Washington pourrait imposer des droits de 20 à 40 % sur les exportations de bois d'œuvre canadien. L'imposition de ces droits compensateurs par les États-Unis pourrait nuire à plusieurs scieries du Nouveau-Brunswick.

L’industrie forestière du Nouveau-Brunswick emploie, directement et indirectement, 22 000 personnes. 25 scieries produisent du bois d’œuvre.

La quasi-totalité des exportations se fait vers les États-Unis.

L’imposition de droits compensateurs de 20 à 40 % désavantagerait sérieusement les entreprises du Nouveau-Brunswick sur le marché américain.

Roger Melanson, le président du Conseil du trésor du Nouveau-Brunswick, estime qu’il faudra s’ajuster. « Y a aucun doute que, lorsqu’on ajoute [...] un nouveau coût aux opérations d’une entreprise, y a des ajustements qui doivent se faire. »

Dans la région, plus de bois est récolté sur des terres privées qu’ailleurs au pays. Ainsi, depuis une trentaine d’années, l’industrie forestière en Atlantique n’a pas eu à payer de droits compensateurs comme les autres provinces canadiennes.

L’imposition de droits compensateurs la semaine prochaine touchera toutes les provinces.

Face aux propos à teneur protectionniste du président américain, le ministre Melanson reste optimiste : « la solution du bois d’œuvre va se faire à la table de négociations entre le Canada et les États-Unis. »

Le Nouveau-Brunswick tentera d’obtenir une exclusion, qui annulerait l’obligation de payer des droits compensateurs. Cela pourrait par contre prendre plusieurs mois, ce qui pourrait être suffisant pour avoir des répercussions négatives sur les plus petites scieries. Sans compter qu’il est difficile de prévoir l’issue de ces négociations.

Réunis à Fredericton avec les ministres responsables du dossier, les représentants des scieries ont décliné tout commentaire aux médias. Ils ne se commenteront pas avant l’annonce officielle de Washington la semaine prochaine.

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