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Zenabis reçoit son permis de production de marijuana médicinale à Atholville

Après une attente de plusieurs années, l'usine de marijuana médicinale Zenabis a obtenu son permis de production de Santé Canada, le 18 août. Le complexe d'Atholville sera l'un des plus gros au pays.

Un texte de Samuel LeGresley

C'est la deuxième usine de l'entreprise International Herbs Medical Marijuana Ltd. (IHMML) à recevoir un permis, après celle de la Colombie-Britannique (IHMMLWest) en juin dernier.

Avec ses 119 786 mètres carrés (393 000 pi2), l'usine sera l'une des plus grandes au Canada.

La province pourrait retirer des revenus de 15 millions de dollars annuellement.

Une étape majeure pour le projet

L'usine pourra donc produire immédiatement dès que l'équipement sera commandé. « Le plus gros [obstacle] qu'on avait, c'était la licence pour pousser », indique Régis Maltais, président de la Chambre de commerce régionale de Campbellton.

L'usine pense aussi étendre sa production au cannabis à usage récréatif, après sa légalisation prévue en juillet 2018.

« L'année prochaine, si ça devient légal pour [l'usage récréatif] ça va devenir encore plus gros, donc oui, c'est des bonnes nouvelles. »

Atholville se réjouit

Le maire d'Atholville Michel Soucy est heureux d'apprendre la nouvelle. Il s'attend à d'autres développements du côté commercial et résidentiel pour la région du Restigouche.

« La création d'emplois est quelque chose que les gens pourront avoir, [en plus], des revenus additionnels pour dépenser dans notre région et améliorer l'économie d'une région qui a été frappée durement. »

L'attente a été longue pour Zenabis et la région d'Atholville. En 2015, le groupe avait mis l'édifice à vendre, puisqu'elle ne pouvait pas obtenir une licence.

« Ça fait plusieurs années que le dossier de Zenabis est dans nos plans [...], indique le maire. Je me rappelle des années 2012 et 2013, où on a eu nos premières rencontres. »

Régis Maltais se réjouit d'autant plus. Il entend notamment lancer des campagnes pour amener des familles dans la région.

« On va être capable de faire revenir nos familles ici [...], on va mettre l'emphase là-dessus pendant l'hiver [...]. De ramener les gens, les jobs, je vois tout ça venir dans les prochaines années », dit-il.

À la suite de l'obtention de son permis, Zenabis a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

Avec des informations de Serge Bouchard et Samuel LeGresley

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