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20 grands mystères de l'histoire

L'histoire de l'humanité recèle de nombreux mystères non résolus. Des mystères dont on cherche encore l’explication, mais qui ne nous laissent que des suppositions. Du mystère de l’Atlantide à celui du manuscrit de Voynich, en passant par le triangle des Bermudes et l’homme au masque de fer, voici 20 grands mystères de l’histoire.

1. L’Atlantide : l'île fabuleuse

Carte de l'Atlantide

Crédit photo : Ann Ronan Pictures/Print Collector/Getty Images

C’est le philosophe Platon qui, le premier, a évoqué ce lieu mythique qu’est l’Atlantide au 4e siècle avant Jésus-Christ. Celui qui est considéré comme le premier des philosophes y décrit une île gigantesque située près du détroit de Gilbraltar qui aurait abrité une civilisation florissante. Cette civilisation aurait disparu dans un mystérieux cataclysme.

Pour certains, le récit de Platon est une simple légende, d’autres croient que l’existence de cette île fabuleuse serait fondée sur des faits réels et expliquent qu’il pourrait s’agir de l’île grecque baptisée Théra ou Santorin, une île qui aurait été engloutie vers 1600 av. J.-C. par d’énormes tsunamis.

Sur la photo, une gravure réalisée d’après une description du jésuite allemand et scientiste Athanasius Kircher (1602-1680) de la légendaire île d’Atlantide.

2. Les Amazones : le peuple des guerrières

Peinture des Amazones

Crédit Photo : cosmovisions.com

Selon la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de guerrières résidant sur les rives de la mer Noire, même si d’autres historiens les situent en Asie Mineure ou en Libye. Leurs premières traces remontent à l’Antiquité et correspondraient aux guerrières des peuples scythes et sarmates. La légende dit qu’elles avaient coutume de se couper le sein droit afin de pouvoir tirer à l’arc.

Les Amazones, dit-on, tuent leurs enfants mâles ou les rendent aveugles ou estropiés pour ensuite les utiliser comme serviteurs. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s’unissent une fois par an avec les plus beaux hommes des tribus voisines.

Les Amazones auraient envahi deux contrées d'Asie Mineure et de Grèce. Elles auraient aussi affronté les troupes d’Alexandre le Grand entre -331 et -324. La légende veut qu’elles aient pris part à la guerre de Troie et que leur reine Penthésilée soit tombée amoureuse d’Achille.

Sur la photo, La bataille des Amazones, par Anselm Feuerbach, 1873.

3. Les menhirs de Carnac : le plus grand site mégalithique au monde

Les allignements de Carnac

Crédit photo : MIGUEL MEDINA/AFP/Getty Images

En France, plus précisément sur la commune de Carnac, en Bretagne, sont alignés quelque 4000 menhirs et dolmens sur une surface couvrant près de quatre kilomètres. On croit que ces grandes pierres, grossièrement façonnées et d’une hauteur variant entre quelques centimètres jusqu’à plus de six mètres, auraient été placées vers 4500 av. J.-C. Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre croissant en direction de l’est.

De nombreuses légendes et théories tentent de les expliquer : calendrier solaire, symbole de virilité, champ des morts ou culte des pierres… Les plus récentes études datent ces alignements de menhirs du Néolithique, au début de la vie sédentaire.

Depuis 1991, le site est protégé et fermé au public en été, ouvert en hiver. Sur la photo, prise le 22 août 2014, des pierres de l’un des alignements mégalithiques de Carnac.

Les allignements de Carnac - Bretagne

Photo : Universal History Archive/UIG via Getty Images

L’arrangement des menhirs de Carnac, tel qu’il était au 19e siècle, à partir d’une image du révérend Samuel G. Green, publiée en 1878.

4. Stonehenge : le célèbre monument mégalithique

Site mégalithique de Stonehenge

Crédit photo : Matt Cardy/Getty Images

Le plus célèbre monument mégalithique au monde, dont le nom signifie « les pierres suspendues », fait l’objet de toutes les hypothèses depuis que s’y succèdent des générations d’archéologues. Composé d’un ensemble de structures circulaires concentriques qui auraient été érigées entre -2800 et -1100 av. J.-C., il est situé à 13 km au nord de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Le monument forme un cercle de 30 mètres de diamètre.

Tout autour se trouve un fossé de 103 mètres de diamètre avec des dizaines de puits qui auraient servi pour des crémations. Mais on ne connait pas vraiment à quoi servait le monument. Lieu de rassemblement tribal ? Calendrier géant ? Observatoire astronomique ? La zone est un site archéologique d’envergure et attire près d’un million de visiteurs par année.

Sur la photo, des visiteurs et des touristes autour de l’ancien monument de Stonehenge, le 2 mars 2012, dans le Wiltshire, en Angleterre.

5. Les statues de l’Île de Pâques : des statues de roche volcanique

Statues de l'Île de Pâques

Crédit photo : Jeff Overs/BBC News & Current Affairs via Getty Images

L’île de Pâques a été « découverte » le jour de Pâques 1722 par le Hollandais Jacob Roggeveen. Quelle a dû être sa surprise quand il est tombé sur la centaine de figurines humaines de 3 à 12 mètres de haut qui peuple l’île ! À son arrivée, l’île était habitée par des Polynésiens, mais ce ne sont pas eux qui ont réalisé ces énormes monuments mégalithiques.

On croit que ces moai, comme sont appelées ces statues taillées dans de la roche volcanique, ont été réalisées au 10e siècle dans un but religieux par les Pascuans, un peuple qui aurait habité sur l’île avant les Polynésiens. Mais la question de l’origine des statues laisse en réalité les scientifiques et les historiens sans réponse.

Sur la photo, les statues géantes ou moai, de l’île de Pâques, aussi appelé Rapa Nui.

6. Le rongorongo : le deuxième mystère de l’île de Pâques

Le rongorongo - Île de Pâques

Photo : DeAgostini/Getty Images

L’île de Pâques, qui appartient au Chili, ne renferme pas que le mystère de ses statuts. On y a trouvé également de mystérieux glyphes écrits sur divers objets, qu’on a appelés système Rongorongo. Plusieurs croient que ces glyphes sont une forme d’écriture ou de préécriture et seraient l’une des trois ou quatre inventions indépendantes d’écriture dans l’histoire de l’humanité.

Les glyphes sont indécodables et leurs messages, qui donneraient certainement des indices sur la civilisation qui a construit les statues, semblent perdus à jamais.

Sur la photo, une tablette couverte de l’écriture rongorongo (ou kohau rongo rongo), provenant du parc national de Rapa Nui (sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995).

7. L'homme au masque de fer : le plus mystérieux des prisonniers

Dessin de l'homme au masque de fer

Crédit photo : De Agostini Picture Library/De Agostini/Getty Images

 L’homme au masque de fer est l’un des prisonniers les plus célèbres de l’histoire. Le mystère qui entoure son existence, alimenté par les différents films et romans dont il a fait l’objet, n’a cessé d’exciter les imaginations. On ignore pourtant encore, plus de 300 ans après sa mort, l’identité véritable de celui qui est devenu célèbre sous le nom de l’Homme au masque de fer.

Ce que l’on sait, c’est qu’en 1679, un homme est emprisonné, on ne sait pourquoi, dans le château d’If, sur l’archipel du Frioul, près de Marseilles, en France. En 1698, cet homme est transféré à la Bastille où il mourra en 1703. Personne n’a jamais vu son visage, car il était recouvert d’un masque de velours aux articulations de métal. Un aristocrate anglais ? Le fils de Louis XIV ? Son jumeau ? Molière ? D’Artagnan ? Un amant de la reine ? Ou encore Nicolas Fouquet, l’ancien surintendant du Roi ?

Toutes les hypothèses sont possibles et leurs contraires aussi.  Certains croient même que l’homme n’aurait été qu’un personnage inventé par Voltaire pour discréditer l’absolutisme monarchique d’alors. Le célèbre inconnu a été enterré sous le nom de Marchiali, ce qui ne nous avance guère.

Sur la photo du haut, une gravure du 17e siècle, représentant l’homme au masque de fer.

L'homme au masque de fer - Léonardo Di Capri

Crédit photo : United Artists/Getty Images

Ici, Leonardo DiCaprio portant le masque dans l’une des scènes du film L’homme au masque de fer, réalisé en 1998.

8. L’inscription de Shugborough : la voie du Saint-Graal?

L’inscription de Shugborough

Crédit photo : MARTYN HAYHOW/AFP/Getty Images

Quand on regarde de loin le monument du Berger érigé au 18e siècle, à Staffordshire, au centre de la Grande-Bretagne, on n’y voit rien d’autre qu’une réplique sculptée de la célèbre peinture de Nicolas Poussin, Les bergers arcadiens. Pourtant, si l’on s’approche, on remarque une curieuse suite de lettres : D-OUOSVAVV-M — un code que personne n’a jamais réussi à déchiffrer depuis 250 ans.

Personne ne sait d’où vient ce code, même si certains croient que c’est un indice laissé par les templiers pour retrouver le Saint-Graal. Les plus grands esprits se sont penchés sur cette énigme, dont Charles Dickens et Charles Darwin. En vain.

Sur la photo, une diapositive montre le code vieux de 250 ans inscrit sur un monument à Shugborough, dans le Staffordshire, lequel, croit-on pointe vers le lieu où se trouverait le Saint-Graal.

9. La malédiction de Tecumseh : coïncidences ou réalité?

La malédiction de Tecumseh Crédit photo : Culture Club/Getty Images

Tecumseh était le chef de la tribu des Shawnee, célèbre pour sa rébellion contre les États-Unis en 1810-1811 et sa participation à la guerre de 1812. Quand il a finalement été battu par les Américains, Tecumseh aurait jeté un sort à tous les chefs d’États américains en leur prédisant une mort tragique chaque fois qu’une année se terminerait par « 0 ».

Malédiction ou pas, c’est un fait que sept présidents américains élus lors d’une année se terminant en « 0 » sont morts au cours de leur mandat. Trois sont morts de maladies : William Henry Harrison, élu en 1840, est mort d’une pneumonie ; Warren G. Harding, élu en 1920, est mort d’une attaque (ou d’un empoisonnement) et Franklin D. Roosevelt, élu en 1940, est mort d’une hémorragie cérébrale. Quatre ont été assassinés : Abraham Lincoln, élu en 1860, James A. Garfield, élu en 1880, William McKingley, élu en 1900 et John F. Kennedy, élu en 1960. Deux autres présidents ont été victimes de tentatives d’assassinat : Ronald Reagan, élu en 1980, et George W. Bush, élu en 2000. Des coïncidences?

Sur la photo, Tecumseh, chef des Shawnee.

10. Le chiffre de Beale : la clé d’un trésor

Le chiffre de Beale Crédit photo: Wikimedia Commons

Le chiffre de Beale est une série de trois textes codés devant révéler le lieu où se trouve l’un des plus grands trésors cachés de l’histoire des États-Unis. Ce trésor serait à l’origine celui d’un homme mystérieux, un dénommé Thomas Jefferson Beale qui, en 1818, prospectait au Colorado et qui a laissé derrière lui un coffre contenant les trois textes et la promesse d’une clé à venir pour des déchiffrer, clé qui n’est jamais venue. Des trois textes, seul le deuxième a été décodé.

Fait intéressant, la Déclaration d’indépendance américaine s’est avérée être la clé du code, un fait encore plus intéressant quand on sait que Beale était aussi le nom de l’auteur de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Le texte décodé révèle que le trésor est enterré à Bedford, en Virginie, mais le lieu exact, certainement caché dans l’un des deux textes non décodés, reste inconnu.

Des chasseurs de trésor continuent de hanter, souvent illégalement, la région de Bedford, armés de leurs pelles, depuis que l’héritier du chiffre a rendu l’histoire publique, dans l’espoir de réussir à décoder les deux chiffres restants.

11. Le triangle des Bermudes: le gouffre mystérieux

Le triangle des Bermudes

Crédit photo : inmysteriam.com

Le triangle des Bermudes est une zone maritime comprise entre la Floride, Porto Rico et l’archipel des Bermudes. Depuis le 19e siècle, l’endroit est le théâtre de disparitions inexpliquées de navires et d’avions. Le cas le plus célèbre est celui de cinq bombardiers qui, le 5 décembre 1945, ont quitté Fort Lauderdale, en Floride, pour ne jamais revenir.

Des vaisseaux portés disparus ont été retrouvés intacts, mais abandonnés, sans aucune trace de leurs occupants. Des dizaines de navires et d’avions ont péri, sans qu’on sache pourquoi, dans cette zone. De nombreux pilotes et navigateurs ont déclaré que leurs instruments devenaient fous dès qu’ils pénétraient dans la zone. Les disparitions sont d’autant plus inexplicables que la plupart se sont produites alors que les conditions météo étaient optimales lors de leur dernier contact radio.

Des thèses de toutes sortes circulent pour expliquer le phénomène : des bulles de gaz aux extraterrestres, tout est bon pour tenter d’expliquer l’inexplicable, mais encore aujourd’hui, le mystère règne.

12. Le disque de Phaistos : l'un des plus grands casse-têtes

Le disque de Phaistos

Crédit photo : Photo : Prisma/UIG/Getty Images

Découvert par l’archéologue italien Luigi Pernier en 1908 dans le site du palais minoen de Phaistos, en Grèce, le disque est fait d’argile cuite et contient de mystérieux symboles qui représentent peut-être une forme inconnue de hiéroglyphes. On croit qu’il a été créé quelque part au cours du deuxième millénaire avant Jésus-Christ. Les deux faces du disque sont gravées de 45 hiéroglyphes, avec des éléments mobiles dans une disposition en spirale, allant de l'extérieur vers le centre.

Certains historiens croient que les hiéroglyphes ressemblent aux symboles de linéaire A et linéaire B, deux types d’écriture utilisés autrefois dans la Crète ancienne. Le seul problème est que, si on a réussi à déchiffrer linéaire B, linéaire A reste encore un mystère à ce jour. Résultat : le disque est l’un des plus grands casse-têtes archéologiques irrésolus.

Sur la photo, la face A du disque de Phaistos. Musée archéologique de Héraklion.

13. Le manuscrit de Voynich : le plus mystérieux de tous les manuscrits

Le manuscrit de Voynich

Crédit photo : Photo : Universal History Archive/UIG via Getty images

Le manuscrit de Voynich tient son nom d’un libraire et antiquaire américano-polonais Wilfrid M. Voynich, qui l’a acheté en 1912. C’est un livre détaillé de 240 pages écrit dans une langue ou une écriture complètement inconnues. Ses pages sont pleines de dessins colorés d’étranges diagrammes, de situations bizarres et de plantes qui ne ressemblent à aucune espèce connue, ce qui ajoute au mystère du document et à sa difficulté de décryptage. L’auteur est anonyme, mais le Carbone 14 a révélé que ses pages ont été faites quelque part entre 1404 et 1438.

Les théories ne manquent pas sur l’origine et la nature du manuscrit de Voynich. Certains croient que c’est une pharmacopée datant du début de la médecine moderne. Plusieurs des images d’herbes et de plantes suggèrent que c’est là le manuel d’un alchimiste. Le fait que plusieurs diagrammes semblent être d’origine astronomique, combiné aux dessins non identifiables, a aussi donné naissance à des théories qui proposent que le livre soit d’origine extraterrestre.

La plupart des experts s’entendent sur le fait que le livre n’est probablement pas un canular, étant donné le temps, l’argent et toute la concentration qu’il a fallu pour le créer. Personne n’a encore réussi à décoder le manuscrit de Voynich, qui est considéré par les experts comme le plus intéressant et le plus mystérieux document jamais trouvé.

14. La malédiction de Toutankhamon : une histoire de vengeance

Tombeau de Toutankhamon

Crédit photo : Photo : Wikimedia / The New York Times archive

Toutankhamon est un pharaon égyptien né en -1345 av. J.-C., mort à 18 ans. Le 4 novembre 1992, les Britanniques Howard Carter et Lord Carnarvon ont trouvé dans la Vallée des Rois, près du Nil, en Égypte, l'entrée d’une tombe souterraine dans laquelle se trouvait la chambre funéraire du jeune pharaon. La tombe renfermait un incroyable trésor archéologique, dont le tombeau du jeune roi encore intact. Mais Lord Carnarvon meurt d'une terrible fièvre quelques mois plus tard, en avril 1923 et c’est le début d’un mythe : 26 autres personnes, parmi lesquels d'éminents égyptologues, trouveront la mort au cours des mois et des années subséquentes.

La cause de ses morts serait la fureur de Toutankhamon, déclenchée lors de l’intrusion dans le lieu sacré. Une théorie jamais prouvée, mais qui a formé la légende du pharaon. Une autre théorie explique que ces morts seraient dues aux champignons toxiques qu’on aurait retrouvés dans les chambres funéraires. Sur la photo, l’archéologue Howard Carter ouvrant le tombeau du roi Toutankhamon, près de Luxor, en Égypte, là où l’un des porteurs d’eau de Carter a trouvé l’entrée pour pénétrer dans le sanctuaire secret.

Masque de Toutankhamon

Crédit  photo : Godong/UIG via Getty Images

Le masque funéraire de Toutankhamon, au Caire, en Égypte.

 

15. Le monstre du Loch Ness : Ô monstre, es-tu là?

Le monstre du Loch Ness - Nessie

Crédit photo : Photo : Keystone/Getty Images

En 1934, le médecin colonel Robert Kenneth Wilson montre des photos qu’il déclare avoir prises du monstre qui vit dans un lac écossais, le Loch Ness. Les photos corroborent un récit qui avait fait la une des journaux en 1933, quand un couple avait raconté avoir aperçu dans ses eaux un animal gigantesque.

La légende de Nessie, le monstre du Loch Ness, est née au 6e siècle, quand un moine irlandais aurait affronté une bête alors qu’elle attaquait un homme qui traversait le lac. Plus de 1000 personnes ont depuis affirmé avoir vu Nessie, même si, soixante ans après la publication des photos de Wilson, l’un de ses amis a révélé sur son lit de mort que Wilson et lui les avaient trafiquées. Qui croire?

Sur la photo, prise le 19 avril 1934, une vue du monstre du Loch Ness, près d’Inverness, en Écosse.

Loch Ness

Le Loch Ness à Inverness, en Écosse, le 16 avril 2014, depuis Fort Augustus. Crédit photo : Jeff J Mitchell/Getty Images

 

16. L’affaire Tamam Shud : un tout petit bout de papier

Tamam Shud

Crédit photo : Photo : misterioteca.com

L’affaire Tamam Shud est l’un des plus profonds mystères australiens. Tout a commencé en décembre 1948 quand on trouvé le cadavre d'un homme sur la plage de Somerton, à Adelaide, en Australie. Tous les gouvernements du monde ont tenté d’identifier l’homme mort, sans succès. Il n’a jamais été identifié.

Pour ajouter au mystère, on a trouvé sur lui un petit bout de papier dans une poche secrète cousue à l’intérieur de ses pantalons. Sur le petit bout de papier était écrit « Tamam Shud », une expression qui signifie « fini » ou « terminé » et que l’on retrouve également  à la dernière page d’une collection de poèmes appelés Rubaiyat d’Omar Khayyam, un écrivain persan né en 1048 en Perse, l’Iran actuel.

On a aussi trouvé une copie des poèmes de Khayyam contenant un code gribouillé que l’on croit avoir été laissé par l’inconnu. À cause du contenu des poèmes de Khayyam, bien des gens croient que le message est une note de suicide, mais n'a jamais été décodée, tout comme l’affaire.

17. Le signal «wow!» : directement de la constellation du Sagittaire

Inscription Wow!

Crédit Photo : gracieuseté de OSU RO et NAAPO

Une nuit d’été, en 1977, Jerry Ehman, un volontaire pour SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), est devenu le premier homme à recevoir un message provenant d’un monde extraterrestre. Ehman cherchait des ondes radio provenant d’un lointain espace, en espérant tomber par hasard sur un signal qui ressemblerait à un message envoyé par des extraterrestres intelligents quand, tout à coup, ses mesures se sont élevées.

Le signal capté par Ehman a duré 72 secondes, soit la plus grande période de temps pouvant être mesurée dans l’éventail d’ondes utilisées par Ehman. Le signal était fort et semblait provenir d’un endroit où aucun humain n’est jamais allé : près d’une étoile appelée Tau Sagittaire, dans la constellation du Sagittaire, à plus de 120 années-lumière.

Ehman a écrit « wow ! » sur l’imprimé original du signal, d’où son nom. Malheureusement, toute autre tentative de localisation du signal a échoué, créant ainsi beaucoup de controverse et de mystère sur ses origines et sa signification.

18. Georgia Guidestones : manuel de survie de l’humanité?

Pierres-guides de la Géorgie

Crédit photo : Photo : Wikimedia Commons

Les Georgia Guidestones (littéralement les Pierres-guides de la Géorgie), souvent surnommées le Stonehenge américain, sont un monument fait de six blocs de granite hauts de six mètres, qui a été érigé en mars 1980 dans l’état de la Géorgie, dans le sud-est des États-Unis. Le monument a été construit par une compagnie de granit à la suite d’une commande anonyme.

Dix commandements sont gravés sur les deux faces des quatre pierres verticales, et ce, dans huit langues : l’anglais, le russe, l’hébreu, l’arabe, l’hindi, le mandarin, le castillan et le swahili. Sur la plaque du haut se trouvent des inscriptions en quatre langues anciennes. Un trou dans la pierre horizontale du haut indique quand il est midi.

Un autre trou dans la colonne centrale laisse voir l’étoile Polaire et la plaque au sol donne des références astronomiques et parle de capsule temporelle enterrée. Aux équinoxes et aux solstices, le soleil se lève dans la fente de la colonne centrale. Un coin du monument a été enlevé en 2009 puis remplacé en 2014 avec l’inscription « MM, 16, 20, 14, 8 JAM ».

On ne sait rien sur la raison de la construction des Georgia Guidestones ou à qui s’adressent les commandements qui proposent, entre autres, de maintenir la population à un demi-million de personnes et de laisser la place à la nature.

19. Kryptos : la cryptographie en tant qu’art

Kryptos

Crédit photo : elonka.com

Kryptos est une sculpture conçue par l’artiste Jim Sanborn et le cryptographe Edward M. Scheidt, un retraité de la CIA, et installée depuis 1990 dans l’enceinte du siège social de la CIA, à Langley, dans l’état de Virginie. Toute la surface de la sculpture est gravée de messages encodés. Seules trois des quatre sections gravées ont été décodées. Personne encore n’a réussi à résoudre le mystère de la quatrième section.

20. Le bourdonnement de Taos : un bruit que seuls quelques-uns entendent

Ville de Taos - Nouveau-Mexique

Crédit photo : Photo : Wolfgang Kaehler/LightRocket via Getty Images

La ville de Taos, au Nouveau-Mexique, est une petite communauté artistique qui abrite aussi son mystère, le Taos Hum, (bourdonnement de Taos). C’est qu’on y entend souvent un bourdonnement, comme celui que ferait un lointain moteur diesel. Même si on le perçoit à l’oreille nue, les appareils de détection sonore n’ont jamais réussi à capter ce bruit qui est apparu pour la première fois au début des années 1990. Le phénomène n’a jamais été expliqué.

Parmi les différentes théories offertes pour expliquer le bourdonnement, on retrouve celle des hippies drogués, des expériences secrètes de contrôle des cerveaux du gouvernement ou des extraterrestres vivant dans les profondeurs de la Terre.

Joe Mullins, un professeur en génie à l’Université du Nouveau-Mexique, a mené une enquête auprès des résidents de Taos pour s'apercevoir qu'environ 2 % d’entre eux pouvaient détecter le bourdonnement. On a donc installé des détecteurs dans la maison de ces gens pour mesurer les sons et les vibrations, mais rien n’a jamais été détecté et le mystère de la provenance de ce bourdonnement n’est toujours pas résolu.

Sur la photo, un four traditionnel en adobe (brique de boue), dans le village de Taos, au Nouveau-Mexique.

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