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Un cancer mortel diagnostiqué à la 40e visite du patient

Docteur tenant un dossier et un crayon

Ce patient était une enfant de 2 ans, morte 9 jours après qu’un médecin a établi un diagnostic de cancer. C’était la 40e fois que la mère amenait sa fille se faire examiner.

La petite Violette allait avoir 3 ans quand elle est morte quelques jours après qu’on a trouvé dans son corps d’à peine 13 kilos (30 lb) une tumeur cancéreuse plus grosse qu’une balle de baseball.

La petite communauté crie de St. Theresa Point, au Manitoba. Crédit photo: Roadtrippers

Cette tragédie se passe dans le nord-est du Manitoba, dans la petite localité crie de St.Theresa Point, une communauté d’à peine 3 000 âmes, un territoire isolé, uniquement accessible par avion, en tout temps, et par route, en hiver.

Aujourd’hui, la maman de Violette poursuit l’établissement médical où elle a amené sa fille pour consultations une quarantaine de fois entre mars 2011 et décembre 2013.

40 consultations! 

Violette a été malade une bonne partie de sa courte vie. Elle avait tout le temps la nausée, la fièvre, elle n’avait pas faim, saignait du nez, attrapait des rhumes et des otites et vivait des épisodes de vomissement et de diarrhée qui duraient des jours.

Au cours des mois précédant sa mort, elle avait perdu du poids, vomissait fréquemment et se tenait le ventre en pleurant.

La petite Violette a été vue 40 fois en 2 ans et demi par une panoplie d’infirmiers, de médecins et de personnel médical du centre de santé régional. Chaque fois on disait à sa mère de lui donner des Tylenol ou du fer.

Pendant des mois, la mère a réclamé de voir des spécialistes, mais elle n’a finalement reçu cette référence que le mois où est morte sa fille.

Elle pleurait, se tenait le ventre

À la fin octobre 2013, sa maman a appelé le centre médical en pleine nuit, disant que sa fille se tenait le ventre et pleurait. Le lendemain matin, elle a amené la fillette pour qu’on l’examine. On a récolté 3 fois son sang et 2 fois ses selles. Puis l’un des tests a dû être refait à cause d’une erreur administrative.

Puis un médecin nouvellement arrivé au centre de santé a remarqué l’état d’extrême fatigue de l’enfant. Il l’a aussitôt fait transférer d’urgence à l’hôpital pour enfants de Winnipeg. Le lendemain, la tumeur était détectée. Le cancer était à ses dernières étapes et s’était propagé jusqu’à ses poumons et son foie et un caillot de sang bloquait de son rein jusqu’à ses poumons.

La fillette a immédiatement été envoyée à Edmonton pour commencer une chimiothérapie, mais elle est morte 9 jours plus tard, quand un caillot sanguin est tombé dans ses poumons durant une opération consistant à insérer un tube respiratoire.

L’incompétence tue

Aujourd’hui, la mère poursuit le gouvernement du Manitoba, le centre de santé et l'un des médecins du centre pour négligence. 

Cette horrible histoire n’est pas encore prouvée en cour, mais des rendez-vous dans un centre de santé, ça se retrace : 40 consultations en 2 ans, c'est beaucoup de diagnostics ratés.

On souhaite à cette mère que justice soit rendue. Ça ne lui ramènera certes pas son enfant, mais tant d'incompétence ne peut rester impunie.

(Source)

 

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