Certaines font un sudoku pour relaxer, d’autres font du yoga chaud pour se retrouver, et moi je vais au salon de coiffure pour cogiter! On s’y est peut-être croisées un jour, la tête plongée dans un magazine pendant que la teinture nous brûle le crâne. Rien de mieux pour méditer et être zen que de sentir le peroxyde en regardant des coupes de cheveux qu’on ne choisira jamais sur du papier glacé.

Chaque semaine, je m’écrase sous le séchoir rétro et j’écoute les histoires des autres femmes qui se confient à leur coiffeuse.

Je réfléchis à la vie en écoutant les conversations du salon, et puis bam! Une chronique apparaît dans votre écran. On va en régler des affaires au fil des semaines.

Aujourd’hui, pendant que mon toupet se faisait trimer, j’ai vraiment TROP réfléchi à la fameuse charge mentale. Ah, la charge mentale! C’est un peu comme si elle n’existait pas avant 2015, et tout d’un coup elle nous est arrivée en pleine gueule quand quelqu’un l’a finalement nommée.

La charge mentale, c’est quoi?

C’est cette impression que les femmes ont de devoir tout prendre en charge en plus du travail. Que ce soit de moucher le nez à la progéniture, d'acheter le matériel scolaire ou de ramasser les chaussettes de l’époux, il semble que beaucoup de tâches finissent par polluer l’esprit de bien des dames par crainte que personne d’autre ne s’en occupe.

Mais est-ce que c’est vraiment nécessaire? Je sais, je sais. Personne ne va le faire si vous ne le faites pas. Mais est-ce que toutes ces tâches sont nécessaires? Moi et le séchoir en boule, on s’est consultés et on pense que non.

La décharge de la charge mentale

Ça fait que, mesdames, cessez de repasser vos bobettes et celles des enfants. Lancez le tas de lessive propre dans vos tiroirs au lieu de tout plier. Mieux encore : sacrez-moi ça sur le top de la sécheuse et pigez 2 chaussettes au hasard chaque matin avant le boulot.

La vie, c’est comme un tas de bas pas rangés : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

Vous avez peur du jugement des autres, particulièrement les autres femmes au bureau ou carrément votre boss? Rendez-leur service et parlez-leur de votre système anti charge mentale. Vous changerez leur vie à tout jamais. Du moins, les plus allumées vous suivront. Celles qui ont un trop gros TOC n’auront qu’à consulter un thérapeute si elles ne peuvent pas dealer avec votre choix libre et éclairé de légèreté mentale.

Parce qu’on a d’autres choses à faire que d’être des Martha parfaites. On peut être des Julie avec des imperfections. En autant que les enfants mangent bien et qu’ils n’ont pas l’air trop dépeignés, personne ne risque d’appeler la DPJ. Et personne ne vous le dira, mais vous êtes vraiment plus smath quand vous ne perdez pas votre temps sur des niaiseries. Et pour les tâches qui restent, parlez-en à votre conjoint. Ça, c'est la méthode «décharge mentale». Oui, c’est plate de devoir lui dire ces choses-là. Mais vaut mieux ça que d’imploser à l’intérieur en vous demandant pourquoi il ne lit pas dans vos pensées.

Parce que personne ne lit dans les pensées. Sauf ma coiffeuse.

 

On se retrouve la semaine prochaine, pour d’autres réflexions sous le séchoir! 


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