Je profite de la canicule qui se passe directement sur mon cuir chevelu pendant que mes cheveux chèssent... chestent... voyons... sèchent sous le ché... séchoir... pour repenser à tout le buzz qu'a fait Serena Williams dans l'actualité cette semaine. 

On ne sait pas pourquoi, mais il semblerait que la jupette soit ex-trê-me-ment importante pour l’esprit sportif des athlètes féminines. C’est ça qu’on se disait avec les autres clientes du salon cette semaine.

Avez-vous vu cette histoire à propos du linge de Serena? Tout le monde au salon de coiffure jase de l’incroyable costume de superhéroïne de type catsuit qu’elle a porté au tournoi de Rolland-Garros dans le but de prévenir des caillots sanguins, et qui vient d’être interdit par le président de la Fédération française de tennis. La réponse de Williams lors de son dernier match? Porter un spectaculaire tutu digne d’une ballerine du film Black Swan... avec un bas résille qui empêche la formation de caillots. Bam!

Mais pourquoi cet habit moulant de la femme-chat a-t-il tant dérangé? Tout ce que je sais, c’est que quand je regarde un film d’action, les personnages portent parfois un one-piece en lycra. Je n’ai jamais vu Tom Cruise s’habiller en jupette pour accomplir ses missions impossibles…

Est-ce qu’on va laisser le corps des femmes tranquille?

La réponse est vraisemblablement… non. Que ce soit dans l’objectif de le couvrir ou le découvrir, les fédérations sportives semblent avoir leur mot à dire sur le corps de leurs joueuses.

D’un côté, les golfeuses sont désormais scrutées et doivent faire preuve de modestie dans leur manière d’aborder le décolleté, puis elles doivent s’assurer de ne pas porter une jupe trop courte. De l’autre côté, les athlètes féminines de badminton doivent obligatoirement porter la jupe, dans le but de maintenir l’intérêt du public pour cette discipline, parce que de voir une game en pantalons, c’est plate. Mais voir un match en jupe, là, on jase! 

Ça fait qu’on fait donc face à 2 mentalités, aussi problématiques l’une que l’autre : objectifier le corps des femmes versus le censurer. Toutte va ben. C’est le genre de débat qui se règle sans grande vague… n’est-ce pas? Nope.

Au fond, c’est un peu un conflit qui afflige la société en générale. On impose le port du soutien-gorge dans certaines écoles secondaires, mais on fait aussi des règlements dans le code vestimentaire pour ne pas voir de bretelles qui sortent des camisoles. Voilà LA preuve que l’étudiante porte bien une brassière, tel qu’exigé dans le règlement ci-haut, mais il faudrait qu’elle garde cette preuve pour elle, car l’existence même de seins semble troubler une partie de la société. C’est à n’y rien comprendre.

Doit-on imposer l'uniforme unisexe à tous les humains de la terre?

Est-ce qu’on va devoir porter l’uniforme? Et qui va le dessiner? Est-ce qu’il y aura une petite jupe à carreaux de collégienne obligatoire, ou c’est trop sexy et relié à des fantasmes de la gente masculine? Aidez-moi à y comprendre quelque chose, quelqu’un. On ne sait plus comment s'habiller. Le tutu de Serena semble être la meilleure suggestion à date. 

Après tout, une femme qui s’est entraînée toute sa vie pour monter sur les podiums n’est pas digne d’une compétition sans un petit effort vestimentaire. Interdire le legging semble être la chose à faire pour assurer l’avenir de l’humanité. Parce que porter des leggings, c’est pour les mères au foyer avec les cheveux gras et les Instababes. Personne d’autre.

Si une compétition mondiale de yoga avait lieu, on s’empresserait d’interdire les pantalons de yoga et on inventerait la jupette à chakra, sans aucun doute.

J’adore les robes, principalement parce que je suis paresseuse et qu’elles s’enfilent sans effort, sauf l’effort du rasage de jambes, bien sûr. Est-ce qu’il y a un règlement sportif qui impose l’épilation? Probablement. Pour l'aérodynamisme, sûrement. 

J’adore Serena. Pas parce que je m’intéresse au tennis, plutôt parce que je m’intéresse aux conversations de salon de coiffure, et qu’elle en génère des très intéressantes qui s’étendent à pas mal plus de choses qu’une compétition sportive... Mais c'est ici que cette chronique s'arrête, parce que mes cheveux sont sur le point de pogner en feu si je reste une minute de plus sous le chéshouère....voyons....sous le ché...sch...ahh...

À la semaine prochaine! 


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