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Des cours de conduite en échange de sexe (mais pas le contraire!)

Un jeune femme apprend à conduire une voiture

Aux Pays-Bas, il est légal d’offrir des cours de conduite en échange de sexe, mais illégal d’offrir du sexe en échange de cours de conduite. Si, si.

Les Pays-Bas sont l’un des pays les plus progressistes au monde. Ce sont eux, par exemple, qui, les premiers, ont voté pour le mariage homosexuel, en 2001.

Dans ce pays prospère, l’un des moins corrompus au monde, la prostitution est légale et ceux et celles qui la pratiquent sont des travailleurs autonomes qui doivent payer leurs impôts et peuvent annoncer ouvertement leurs services.

La prostitution dans la rue est permise dans des zones spécifiques, mais la plupart des travailleurs du sexe oeuvrent dans des bordels, qui doivent détenir un permis.

Une ballade pour du sexe

Dans ce pays existe une loi, surnommée « A Ride for a Ride », que l’on pourrait traduire par « une ballade pour du sexe » (du terme donné par des camionneurs pour nommer l’échange d’un "lift" contre un acte sexuel entre eux et un auto-stoppeur). Cette loi permet aux professeurs de cours de conduite d’accepter du sexe en paiement pour leurs services.

On comprend que le pays a beau être ouvert, la loi en offense plus d’un (et d’une). Ainsi, un membre de l’opposition a récemment déclaré que l’échange de cours de conduite contre du sexe devrait être illégal puisque les apprentis conducteurs n’ont pas de permis d’escorte et ne déclarerent pas leurs services sexuels à l’impôt.

Un crime à sens unique

« Même si ce n’est pas souhaitable, le fait d’offrir d’échanger des leçons de conduite pour du sexe comme paiement n’est pas illégal », ont répondu les ministres néerlandais du Transport et de la Justice dans une lettre au Parlement. 

« Il n’est pas question d’offrir des activités sexuelles comme rémunération, mais d’offrir des cours de conduite. Il est important que l’initiative vienne du professeur et se concentre sur l’offre d’une leçon de conduite, avec un paiement offert en actes sexuels. Quand un acte sexuel est offert au lieu d’un paiement financier, c’est de la prostitution ».

Bref, un professeur de conduite peut demander un acte sexuel en échange de ses services, mais un apprenti conducteur ne peut offrir un acte sexuel en échange d'un cours de conduite. Un beau cas de "un poids, deux mesures", non ?

Le fait que les professeurs dans les écoles de conduite sont le plus souvent des hommes fait-il pencher la balance dans cette drôle de précision?  

Quoi qu’il en soit, parait-il que la pratique de ce type d'échange gagne en popularité chez les Hollandais... 

(Source)

 

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