Presque finies, les élections! Le 1er octobre, on va savoir qui va être le prochain parti qui va gouverner le Québec. Au salon, c'est le consensus entre les clientes: on en a toutes plein notre cas' de cette campagne électorale québécoise. On est à boutte

Vous vivez ça comment, vous? Comme un supplice? Comme une Guerre des tuques pas de tuque? On espère qu’aucun animal ne sera sacrifié à la fin de l’histoire pour nous enseigner une leçon sur l’importance de l’harmonie entre humains et surtout l’importance de bâtir des forts en neige qui sont le moindrement solides.

Citoyens, aux urnes!

Alors que les partisans loyaux de tous les partis arrachent leur chemise par conviction politique (et parfois, carrément par ignorance, si on en croit le plus récent vox pop de Guy Nantel), on aurait souhaité qu’un dialogue le moindrement constructif ait lieu sur la place publique afin de donner un peu d’espoir aux citoyens ordinaires qui veulent juste être heureux! Vous savez, le bonheur se trouve souvent dans les petites choses simples : ne pas tomber malades, ne pas s’appauvrir, ne pas voir le CH perdre trop souvent cette année, ne pas mourir dans une tornade ni dans un tsunami de plastique, et essayer de ne pas trop déprimer à l’arrivée de l’automne tout en trouvant des accessoires modes qui pourront s’agencer à notre nouveau tailleur à carreaux. Ce genre de choses simples qu’aime la personne moyenne dans notre province. Et si on est le moindrement idéaliste, on pourrait même croire qu’on pourrait travailler à devenir collectivement plus heureux.

Malheureusement, au lieu d’être témoins d’une quête vers la victoire qui soit enlevante et qui nous élève vers le haut, on a eu droit à une longue et pénible scène publique de bataille de cours d’école au ralenti, où quelques écoliers se pointent du doigt en disant «t’es laid!» et se font répondre «celui qui le dit c’est celui qui l’est!».

Au lieu d’être convaincue qu’un parti est celui qui doit gagner, on doit plutôt choisir celui qui nous a fait le moins honte.

On se dit souvent qu’on doit voter pour le moins pire de la gang. On est presque rendus une coche plus loin, où on doit voter pour celui qui ne nous mènera pas directement vers la fin de la civilisation.

Des caricatures

D’un côté, on a les séparatistes qui se tapent dessus pour dire qu’un est un parti fasciste et l’autre est un parti soviétique. De l’autre côté, on a les fédéralistes qui s’accusent mutuellement d’être un parti qui veut sortir du Québec tous les immigrants, alors que l’autre voudrait sortir du Québec tous les Québécois. En gros, c’est l’impression qu’on a en suivant la campagne le moindrement, même mollement.  

On a toute une opinion différente, et c’est correct comme ça. On voit que les couteaux volent parfois bat, même sur notre fil Facebook.  C’est plutôt de prendre conscience qu’il est difficile de débattre sans que certains ne brûlent leur chemise. Les autres, effrayés, décident de se fermer et que la politique ne les intéresse pas. Comment peut-on avancer comme société si on ne sait pas dialoguer?

Même si chacun est convaincu que son point de vue est la vérité, il manque trop souvent le respect de l’autre. Si tu ne penses pas comme moi, tu es un loser qui n’a rien compris. Qu’on soit de gauche ou de droite, en ville ou en région, les élections c’est pas une raison de se faire mal.

Parce que je ne crois pas que personne puisse mieux régner en divisant. En divisant, on ne peut que mieux diviser, mieux s’effriter.  Pas besoin d’être une gang de petits «z’amis» calinours non plus. Est-ce qu’on est capable de discuter d’avenir, au Québec? Pas juste de s’écouter parler. De vraiment dialoguer : s’exprimer et écouter. Je crois que collectivement, on n’a jamais appris à faire ça. Je ne crois pas que ce soit mieux ailleurs, je pense même que dans certaines région du monde c’est pire. Mais ce n’est pas une raison de ne pas se regarder aller.

On est tannés des élections. C’est divertissant quelques minutes par campagne, le reste du temps c’est une torture pour plusieurs. Avec cette dernière campagne, peu importe qui remporte le pouvoir, y aura-t-il un gagnant?

Pas tellement.


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