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Nids de poule : et les pires routes du Québec sont…

gros plan sur un nid de poule en hiver dans une rue de Montréal

Le printemps se pointe enfin le bout du nez, quelle belle nouvelle! Votre moral, votre peau, vos bottes : l’hiver vous a vraiment mené la vie dure, rien n’a pu y échapper. À l’évidence, il n’y a pas que sur votre peau asséchée que l’hiver a laissé ses traces… En effet, les routes du Québec constituent présentement une belle œuvre d’art de nids de poule de toutes les dimensions imaginables. Découvrez si les routes de votre quartier sont parmi les pires!

 

Selon sa définition officielle, un nid de poule (aussi écrit nid-de-poule) est une cavité dans la chaussée, aux bords découpés, qui se crée lorsque le revêtement routier s’effrite et que les matériaux constitutifs dudit revêtement (enrobés bitumeux) se dispersent.

 

La définition familière, maintenant : un (maudit) trou qui se trouve en plein milieu de nulle part, qu’il est impossible d’éviter ou qui vous oblige à conduire en zigzaguant et qui, en bout de ligne, en vient à augmenter les frais d’entretien de votre véhicule et peut même instantanément chasser votre bonne humeur.

 

110 ans d’histoire!

En gros, on sait de quoi a l’air un nid de poule et on comprend – malheureusement – ce qui le pousse à se multiplier sur nos routes. Mais honnêtement, l’expression « nid de poule » en tant que telle, ça vient d’où? C’est vrai que c’est étrange d’associer les mots « nid » et « poule » pour parler d’un trou dans l’asphalte.

 

Eh  bien, en anglais, l’expression « pothole » fait partie du langage courant depuis 1826! Initialement, elle était liée à une caractéristique géologique présente dans les glaciers et les surfaces de gravier. Ce n’est qu’en 1909 qu’on a commencé à attribuer l’expression aux trous sur la route.

 

Wow! Dire que le nid de poule célèbre son 110e anniversaire cette année. Avoir su…

 

Selon certaines personnes, l’expression en français, donc « nid de poule », tend à faire référence aux trous que creusent les poules à même le sol de leur basse-cour, dans le but d’y prendre un bain. Lesdits trous peuvent, en quelque sorte, ressembler à ceux présents sur nos routes.

 

Palmarès québécois

Maintenant, pour vous consoler (ou pour vous déprimer davantage, on s’en excuse!), voici le top 10 des pires routes du Québec :

  • 10. Boulevard Saint-Joseph, à Gatineau
  • 9. Autoroute 30, en Montérégie
  • 8. Chemin de la Réserve, à Shawinigan
  • 7. Route de la Rivière, à Grande-Vallée
  • 6. Avenue Marcel-Villeneuve, à Laval
  • 5. Route 389, sur la Côte-Nord
  • 4. Chemin de la Rivière-Chateauguay, à Ormstown
  • 3. Chemin Saint-Henri, à Mascouche
  • 2. Traverse de Laval, à Lac-Beauport
  • 1. Boulevard Gouin Est, à Montréal

 

Voyez ces œuvres d’art rurales ou urbaines, par vous-mêmes :

 

Hum, doit-on féliciter le Boulevard Gouin?! Pour sa défense, ce palmarès a été constitué après l’hiver 2018, donc il est possible que cette liste prenne une toute autre allure, dans quelques mois…

 

(sources : ici.radio-canada.ca, caaquebec.com et etymonline.com)


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