Simon Watson est certainement l’un des donneurs de sperme les plus prolifiques au monde : en 16 ans, il est devenu le père biologique de plus de 800 enfants.

L’homme de 41 ans est un vendeur de sperme à la pige qui vend sa « potion magique » sur Internet, le plus souvent via Facebook

Simon vend son sperme 50 £ (100 $ CAN) par petit pot de plastique.

Plus de la moitié de ses clients sont des couples lesbiens, 40 % sont des femmes célibataires et le reste est formé de couples hétérosexuels où l’homme est infertile.

Spermatozoïde et ovule

Crédit photo: Frentusha / Thinkstock

Simon Watson ne pourrait pas faire ce genre de boulot ici, au Canada, où conformément à la Loi sur la procréation assistée, il est interdit d’acheter des spermatozoïdes ou d’être rémunéré pour faire un don.

Mais Simon vit en Grande-Bretagne où le don de sperme est rémunéré. De plus en offrant du sperme frais, plutôt que congelé, ses activités dépassent les règlementations de l’organisme britannique qui gère les banques de sperme officielles et qui interdit de faire plus de 10 dons.

Plus que notre David Wozniak national

Depuis un changement de loi en 2005, les donneurs de sperme britanniques n’ont plus le droit à l’anonymat, mais contrairement au personnage de David Wozniak, dans le film Starbuck (père biologique de 533 enfants), ça ne dérange pas du tout Simon que ses centaines d’enfants connaissent son identité.

Starbuck

* Patrick Huard, dans le célèbre film Starbuck Crédit photo: Cineglobe

Je n’ai jamais voulu être impliqué dans les vies de ces enfants, a-t-il déclaré, mais j’ai une responsabilité envers eux, s’ils veulent savoir qui est leur père biologique. Mais je ne m’attends pas à ce qu’ils se jettent dans mes bras en criant “papa”. 

Simon est aussi le papa biologique officiel de 3 enfants, 2 garçons de 17 et 19 ans, d’un premier mariage, et une fille de 10 ans, d’un second.

Mes enfants et ma famille savent ce que je fais, je n’ai aucun secret. Les amis de mes enfants à l’école trouvent ça rigolo. Mes fils ne le feraient pas eux-mêmes, mais ils m’ont dit que ça ne les dérangeait pas que je le fasse.

Simon est donneur depuis 16 ans. Il faisait affaire au début avec des banques de sperme, mais depuis l’avènement de Facebook, il trouve plus facile de s’en occuper lui-même.

Je ne garde pas contact avec les gens, en général — s’ils sont contents, je suis content et une fois que j’ai fait ma contribution, c’est fini, la plupart aiment disparaître. Par contre, si quelqu’un préfère me connaître un peu, c’est correct, mais c’est leur décision. 

S'assurer de la qualité du "produit"

Simon prend bien soin de lui-même pour s’assurer que son produit est de la meilleure qualité. Il est un fanatique de la forme physique. Il ne boit pas, ne fume pas, ne prend pas de drogues et a converti son garage en gym. De plus, chaque 3 mois, il se fait tester régulièrement pour prouver à ses clients sa bonne santé.

Ses dons, il les fait toujours artificiellement, prend-il soin de préciser. « J’ai un pot de plastique avec une seringue scellée stérile pour que les femmes puissent s’inséminer. Je leur tends le pot et je pars courir quelques instants pour leur donner le temps de faire ce qu’elles ont à faire. Je n’ai rien contre ceux qui le font naturellement, par contre ».

La plupart des femmes tombent enceintes la première fois, mais il faut parfois 2 ou 3 essais.

Tant que les affaires vont bien et que « ça » fonctionne, Simon n’a aucune intention d’arrêter son fructueux commerce.

Chose certaine, il ne faudra pas s'étonner si l'on constate bientôt qu'il y a de plus en plus de blonds aux yeux bleus parmi les petits Anglais. 

 

(Source)

 

Commentaires