Tellement dépravée, la vie sexuelle des manchots d’Adélie a longtemps été censurée par les scientifiques.

Âmes sensibles, s’abstenir !

À première vue, ces animaux présentent l’image de petits comiques enfantins. Mais sous leur pelage si doux se cachent de véritables dépravés sexuels. George Murray Levick, un scientifique de la Scott Antarctic Expedition de 1910 à 1913, est l’un des premiers à avoir observé une colonie d’Adélie et étudié leurs habitudes sexuelles. Il a constaté que certains mâles avaient des relations sexuelles avec d’autres mâles ainsi qu’avec des femelles mortes, dont certaines décédées l'année précédente. Il en a également vu contraindre sexuellement des femelles et des poussins pour ensuite les tuer.

De retour de son expédition, le scientifique a rédigé un article, intitulé Natural History of the Adélie Penguin. Toutefois, la partie sur les penchants sexuels de l'animal, jugée trop choquante, a été retirée de la publication. Seuls quelques experts ont pu y avoir accès jusqu’à récemment. Douglas Russell, conservateur d'oiseaux au Musée d'histoire naturelle de Grande-Bretagne, a découvert une copie et l'a fait publier dans le journal Polar Record.

Il aura donc fallu 50 ans depuis ces observations pour que les scientifiques révèlent au grand jour les habitudes sexuelles dépravées de certains manchots d’Adélie!