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1 proche sur 5 a déjà espionné votre Facebook, dit une étude

Les utilisateurs des réseaux sociaux sont nombreux à craindre d'être piratés, mais d'après les conclusions d'une étude de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), il y a de plus grandes chances d'être espionné par un proche.

Plus d’un internaute adulte sur quatre (24 %) s’est déjà immiscé dans le compte Facebook d’un ami, d’un partenaire ou d’un membre de la famille en utilisant l’ordinateur ou le téléphone cellulaire de la victime, révèle l’étude financée par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et réalisée en partenariat avec des chercheurs de l’Université de Lisbonne.

« Il s’agit clairement d’une pratique répandue. Les messages privés de Facebook, les photos ou les vidéos sont des cibles lorsque le propriétaire du compte est automatiquement enregistré et que l’ordinateur ou le téléphone cellulaire est à portée de main », commente Wali Ahmed Usmani, l’auteur principal de l’étude.

La jalousie comme principal facteur

Les sondés ont avoué espionner pour plusieurs motifs, le premier étant la jalousie (17 %), puis la curiosité (12 %) ou encore pour s’amuser (10 %). « En général, les espions jaloux planifient leur acte et se concentrent sur les messages privés, accédant au compte de la victime pendant 15 minutes ou plus », note Ivan Beschastnikh, professeur d’informatique et également auteur de l’étude.

Les conclusions de l’étude révèlent que les mots de passe et les codes PIN ne parviennent pas à arrêter les espions déterminés. « Il n’y a pas une seule méthode de protection contre l’espionnage. Changer de mot de passe régulièrement et penser à se déconnecter de son compte sont des pratiques qui peuvent aider », explique Kosta Beznosov, un autre auteur de l’étude.

Celle-ci sera présentée en mai lors de l'événement Association for Computing Machinery’s Conference on Human Factors in Computing Systems (CHI 2017) à San Jose en Californie.

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