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10 ans après Katrina, Obama reconnaît que le travail n'est pas terminé

Le président Barack Obama a visité jeudi Tremé, un quartier de La Nouvelle-Orléans qui peine toujours à se relever des dégâts causés par le passage de l'ouragan dévastateur Katrina, il y a 10 ans. Il a souligné la transformation majeure de la ville, tout en reconnaissant que la reconstruction reste inachevée.

« Ce n'est pas parce qu'il y a de belles maisons que notre travail est terminé », a-t-il dit lors d'un point de presse.

Il s'agit de la neuvième visite pour le président américain dans cette ville qui a été ravagée par l'ouragan le 29 août 2005.

Dans un discours qu'il a prononcé en fin de journée devant 600 personnes dans le quartier du Lower Ninth Ward, le président a loué « l'extraordinaire ressort » des habitants qui ont redressé la tête après la catastrophe. « Vous avez inspiré l'Amérique », a lancé le président.

« Nous sommes plus forts aujourd'hui », a dit en début de semaine le maire démocrate de la ville, Mitch Landrieu, qui a accueilli M. Obama à sa descente de l'avion présidentiel Air Force One. Mais ce n'est pas fini, nous avons encore beaucoup de travail. »

Barack Obama a rappelé aussi que la reconstruction de La Nouvelle-Orléans doit être l'occasion de créer « une ville où tout le monde a sa chance ». Il a ajouté que 40 % des enfants vivent encore dans la pauvreté et que trop de gens, en particulier les hommes afro-américains, sont sans emploi.

Le président n'a pas manqué de rappeler les manquements de son prédécesseur, George W. Bush, dans la gestion de la crise. Katrina a été un exemple d'échec gouvernemental, dit-il.

Importantes inégalités structurelles

Pour le président américain, cette tempête a révélé d'importantes inégalités structurelles « qui ont laissé trop de gens, particulièrement les personnes pauvres de couleur, sans emploi, sans protection sociale ou logement décent ».

D'ailleurs, une grande partie de la population noire qui avait quitté la ville après la catastrophe n'est jamais revenue. Selon un sondage réalisé par l'Université Louisiana State, la majorité des Blancs estiment que la Louisiane s'est remise de la tempête, tandis que trois Noirs sur cinq estiment que ce n'est pas le cas.

« Notre travail ne sera pas terminé tant que, dans cette ville, une famille moyenne noire gagnera moitié moins qu'une famille moyenne blanche », a mis en garde Barack Obama.

Enfin, le président a réitéré l'importance d'investir davantage pour faire face aux tempêtes plus violentes et dévastatrices qui seront causées par les changements climatiques.

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