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120 Canadiens de 5 provinces ont reçu l'aide médicale à mourir sous la loi fédérale

Plus d'une centaine de personnes ont reçu l'aide médicale à mourir dans cinq provinces au Canada depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale, le 17 juin dernier.

C'est du moins le nombre auquel est arrivé le réseau CBC après avoir contacté les autorités des 10 provinces et 3 territoires du pays, qui n'ont pas tous répondu à la demande pour diverses raisons.

En vertu de la nouvelle loi fédérale, Ottawa doit établir un protocole pour déterminer quelles sont les données qui doivent être récoltées lorsque quelqu'un réclame l'aide médicale à mourir. Cependant, le gouvernement fédéral ne s'est pas encore conformé à cette exigence.

Le gouvernement du Québec, qui a été le premier au pays à adopter une loi concernant les soins de fin de vie, n'a pas fourni de réponse à CBC.

Plus de 250 cas au Québec, selon Radio-Canada

Toutefois, Radio-Canada avait compilé au début du mois de juillet les données rendues publiques par les centres intégrés de santé et les centres hospitaliers universitaires du Québec.

Pour la période de décembre 2015 à juin 2016, 253 patients ont demandé l'aide médicale à mourir.

De ce nombre, 166 Québécois l'ont finalement obtenue, tandis que l'aide médicale à mourir n'a pas été administrée à 87 patients. Parmi eux, 16 personnes avaient changé d'avis.

En réponse à la demande de CBC, un responsable du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a déclaré que les données en la matière seront disponibles d'ici la fin septembre.

Des considérations de vie privée

Interrogés par CBC, le Yukon, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont refusé de citer un nombre, invoquant des considérations touchant à la vie privée. Le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador n'ont enregistré aucun décès relatif à l'aide médicale à mourir depuis la mi-juin.

Une personne de Terre-Neuve-et-Labrador a demandé l'aide médicale à mourir, mais est finalement décédée de cause naturelle.

Pas trop de heurts, selon une association de médecins

L'Association médicale canadienne (AMC) voit d'un bon oeil la situation depuis l'entrée en vigueur de la législation fédérale. « Sur la base de comptes rendus anecdotiques de la part de membres de l'Association, les choses semblent bien se dérouler relativement à la disponibilité des médecins et l'interprétation de la législation fédérale », a fait savoir un porte-parole de l'AMC.

La loi fédérale fait l'objet d'une seule contestation juridique jusqu'ici, de la part d'un groupe de défense des droits de la personne. Ce dernier revendique le droit, pour les gens qui souffrent, de pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir, et ce, même s'ils ne sont pas à la fin de leur vie.

C'est qu'en vertu de la loi fédérale, seules les personnes souffrantes et dont la mort naturelle est raisonnablement prévisible peuvent s'administrer elles-mêmes ou recevoir des mains d'un médecin ou d'une infirmière praticienne une substance provoquant la mort.

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