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160 000 visiteurs aux portes ouvertes de l'Union des producteurs agricoles

Tout près de 160 000 personnes ont profité de la journée ensoleillée de dimanche pour aller visiter l'un des établissements qui participaient à l'événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Dans les Basses-Laurentides, le nombre de visiteurs est à la hausse, une bonne nouvelle qui ne fera pas oublier une saison difficile pour plusieurs producteurs.

Un texte de Francis Labbé

Les Portes ouvertes sur les fermes du Québec fêtent leur 15e anniversaire. Depuis leur lancement, plus de 2,2 millions de visiteurs ont participé à l'événement.

Cette année, la ferme Les fromages du verger, de Saint-Joseph-du-Lac, a reçu 2000 visiteurs.

« À 16 heures, nous devions courir chercher des fromages supplémentaires pour les faire goûter », raconte son propriétaire, Michel Guérin. « C'est de loin la journée la plus achalandée de l'année pour nous. »

Sans préciser le chiffre d'affaires précis pour cette journée, il estime qu'il s'agit d'une opération rentable. « Nous faisons découvrir nos produits. Il y a parmi les visiteurs des visages connus, mais aussi de nouvelles personnes », dit-il.

Pour la Couronne Nord de Montréal, secteur Laurentides, 11 500 personnes se sont rendues dans six fermes « ouvertes », une augmentation par rapport à l'an dernier. À Laval, 2800 visiteurs ont fait de même.

Saison difficile

Cet attrait pour les fermes du Québec, et son impact sur la vente de produits à la ferme, ne feront toutefois pas oublier une saison estivale 2017 difficle pour plusieurs producteurs.

« Le début de la saison a été difficile, les semis ont été retardés d'une semaine. Pour nous, les producteurs, perdre une semaine en début de saison c'est majeur », explique Louis Bélisle, copropriétaire de la ferme A. Bélisle et Fils, de Saint-Eustache, qui produit principalement des petits fruits.

« Les premières fraises de la saison ont été quand même intéressantes parce qu'elles étaient plus grosses, dit-il. Mais dans la fraise d'automne, c'est plus difficile. Les champs sont trempés, les températures sont froides et les fruits ne mûrissent pas. Dans le maïs, ça a fait sensiblement la même chose. »

Dans la citrouille, la situation est sensiblement la même. « Cette année, c'est la pluie qui a rendu la production difficile. Nous étions trois semaines en retard », confie Patricia Daoust, de la ferme MC Dubeau de Saint-Eustache.

« J'ai eu peur de ne pas pouvoir commencer la récolte de citrouilles comme prévu le 17 septembre, mais finalement, nous allons y arriver », poursuit-elle.

Elle affirme aussi que sa production de pommes sera sous la normale cette année.

Des pommes très colorées

Au nord de Montréal, les producteurs de pommes vivent sensiblement la même situation que Mme Daoust. « Ce n'est pas une année de production faible, mais c'est dans la moyenne inférieure », confie Éric Rochon, président de l'Association des producteurs de pommes des Laurentides.

« Ce qu'il y a de particulier, cette année, et je n'ai jamais rien vu de tel, c'est que les nuits froides donnent une très forte coloration aux fruits. Ils sont un peu plus petits, mais aussi rouges qu'au moins d'octobre. »

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