Le nombre de nouveaux cas de cancer a continué d'augmenter en 2016 au Canada. Ce sont les cancers de la bouche et de la gorge associés au virus du papillome humain (VPH) qui retiennent l'attention des autorités sanitaires cette année. Explications.

Un texte d'Alain Labelle

La Société canadienne du cancer s'inquiète particulièrement du taux d'incidence des cancers de la bouche et de la gorge associés au virus du papillome humain (VPH) qui a augmenté de 56 % chez les hommes et de 17 % chez les femmes en l'espace de 20 ans, de 1992 à 2012.

Le risque d'être atteint de ces cancers pour les hommes est plus de quatre fois supérieur à celui que courent les femmes, mais la raison reste inconnue. « Certaines pratiques sexuelles augmentent et le VPH est un virus que l'on contracte sexuellement », explique André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer.

En 2016, près de 4400 Canadiens apprendront qu'ils sont atteints d'un cancer associé au VPH, soit un cancer de la bouche, de la gorge ou du col de l'utérus.

Selon M. Beaulieu, si la récente tendance se maintient, le taux de cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH chez les hommes dépassera bientôt le taux de cancer du col de l'utérus chez les femmes.

L'importance du vaccin anti-VPH

Le rapport montre, selon M. Beaulieu, combien il est important de prendre des mesures préventives pour contrer plus de cancers avant qu'ils n'apparaissent. La Société canadienne du cancer réclame la vaccination contre le VPH pour les hommes et pour les femmes, afin d'aider à les protéger du cancer. Il est facile d'obtenir le vaccin dans le cadre de programmes en milieu scolaire financés par l'État. Il est offert aux filles d'un océan à l'autre, mais aux garçons de seulement six provinces, dont le Québec.

Deux raisons montrées du doigt

« Le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer continue de croître à mesure que la population canadienne augmente et vieillit », explique M. Beaulieu. Les statistiques tendent à montrer que le Canada verra le nombre de cas de cancer augmenter de 40 % entre 2015 et 2030 en raison de ces deux phénomènes.

Toutefois, les taux de cancer (ajustés en fonction de l'âge) sont relativement stables pour les nouveaux cas et diminuent pour les décès. En fait, depuis 30 ans, le taux de mortalité pour tous les cancers confondus est en baisse chez les hommes et chez les femmes, sauf pour le cancer de l'utérus chez les femmes et le cancer du foie chez les deux sexes.

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