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27 morts dans le bombardement d’un hôpital à Alep

Au moins 27 personnes, dont trois enfants, ont été tuées dans le bombardement de l'hôpital Al-Qods situé dans un quartier de la ville d'Alep tenu par les rebelles en Syrie, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) jeudi.

Cette attaque a également coûté la vie au dernier pédiatre qui travaillait dans la ville et à deux autres médecins, ajoute l'organisation basée à Londres.

Une nouvelle vague de raids aériens sur les quartiers rebelles a par la suite coûté la vie à au moins 30 autres civils, a déclaré un secouriste. L'OSDH parle d'au moins 20 morts dans ces frappes.

Dans les quartiers de la ville tenus par les forces loyalistes, des tirs de mortier ont fait au moins 14 morts, ajoutent l'OSDH et l'agence de presse syrienne officielle Sana.

Cette brusque intensification des violences place la grande ville du nord de la Syrie au bord du désastre humanitaire, a déclaré à Genève le Comité international de la Croix-Rouge.

« Où que l'on soit, on entend des explosions de mortiers, des bombardements et des avions qui survolent la ville », souligne Valter Gros, le responsable du CICR à Alep, dans un communiqué diffusé par l'organisation internationale.

« Aucun quartier de la ville n'est épargné. Les habitants prennent des risques en permanence. Tout le monde craint pour sa vie », ajoute Valter Gros.
Alep est, depuis le 22 avril, au coeur d'une escalade militaire qui a contribué à saper les négociations de paix organisées sous l'égide des Nations unies à Genève.

Le Haut Comité des négociations (HCN), principal organe représentatif de l'opposition syrienne, a suspendu sa participation la semaine dernière aux pourparlers en raison de l'intensification des combats sur le terrain.

140 morts en six jours

Mercredi, l'envoyé spécial de l'ONU Staffan De Mistura, qui supervise les discussions de Genève, a déclaré au Conseil de sécurité des Nations unies que l'accord de cessation des hostilités entré en vigueur le 27 février dernier était pratiquement à l'agonie.

L'ONG Médecins sans frontières (MSF), qui soutenait l'hôpital Al-Qods, a déclaré que l'établissement avait été détruit par une frappe aérienne directe.

Bebars Michal, membre de la Défense civile d'Alep, a déclaré à Reuters que 40 personnes avaient péri dans un immeuble de cinq étages situé à côté de l'hôpital.

Une source militaire syrienne a déclaré que l'aviation gouvernementale n'était pas intervenue dans les zones où des raids ont été signalés.

Le ministère russe de la Défense, qui supervise des frappes aériennes en Syrie en soutien au président Bachar Al-Assad, allié de Moscou, n'a pu être joint pour commenter la situation. Moscou a plusieurs fois démenti avoir touché des cibles civiles en Syrie.

Selon l'OSDH, les raids aériens dans les quartiers d'Alep sous contrôle rebelle ont coûté la vie à 91 personnes au cours des six jours écoulés, tandis que les bombardements rebelles sur les zones tenues par le gouvernement ont fait 49 morts.

Staffan de Mistura, qui tente de maintenir sur les rails les négociations indirectes de paix menées à Genève, a prévu de se rendre à Moscou la semaine prochaine.

Le diplomate doit rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, indique l'agence de presse Ria citant une source au ministère.

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